CONCLUSIONS
Pour pouvoir prescrire un traitement rationnel et pour porter un pronostic sur les obsessions d'un malade, il est important de connaitre d'une manière très exacte la catégorie à laquelle appartiennent ces obsessions, le traitement devant
être différent s'il s’agit d’un neurasthénique d'un psvchasthée) ,
nique ou d’un hystérique.
Le diagnostic des obsessions dans les psychonévroses se (ait habituellement en partant des stigmates physiques du malade. C’est là une méthode très sûre quand on peut l’employer. Mais il arrive souvent que les manifestations névrosiques sont vagues el mal ébauchées. Elles peuvent même faive totalement défaut chez certains obsédés. On n’a alors pour porter un diagnostic, que les caractères des obsessions que nous signalent les malades. Même dans ce cas, un diagnostic est possible si l’on s'attache à l'analyse psychoclinique des idées morbides.
Malgré les nombreux points communs el les multiples analogies qui existent entre les diverses obsessions, l'étude de l’idée obsédante — envisagée au point de vue de sa forme et de son contenu — et de la crise obsédante — envisagée au point de vue psychologique et physiologique — dans les diverses psychonévroses nous à permis de dégager des éléments différentiels importants pour le diagnostic.
Nous les résumons dans le tableau ci-contre :