‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 105 sur 352 · Trélat, Folie lucide, p · texte numérisé non relu

Trélat, Folie lucide, p

l\. Ealrct, Maladies mentales, p. 5 12. Cf. Saury, Dégénères, p. 79, 83, 85. Cullerre, Folie héréditaire, p. 7 T), 79, 80.

5. Tamburini, Hivisla speri mentale di freniatria. VIII, 18S4, p. 4,

0. Féré, Pathologie des émotions, 1892, p. 415 (Paris, F. Alcan). Ballet, Traité de médecine de Charcot et Bouchard, VI, p. U79.

rapportent des cas semblables qu’ils désignent sous le nom de délire du contact, de misophobie, de rupophobie, etc

On pourrait noter de ces phobies du contact des objets chez presque tous nos malades ; nous ne citons que les plus intéressants. Chy... a besoin de se laver constamment les mains parce qu’elle a peur d’avoir touché des « miettes de graisse ». U.. . (79) fait de même par phobie des microbes, Mzc... (178), un homme de 46 ans, ne peut toucher des couteaux pointus ; comme son métier l’oblige à fabriquer des couteaux, il les fait tous ronds, tant pis pour la clientèle. Cette même phobie banale de toucher aux couteaux pointus se retrouve très souvent et Sy... mange avec les doigts plutôt que de toucher une fourchette ou un couteau.

Ger... (21 4), qui se ligure avoir tué sa belle-mère, 11e peut toucher sans horreur les vêtements de la pauvre dame et bientôt prend la phobie du contact detoute espèce de vêtement. Pr... (210) a une idée assez compliquée : elle croit avoir cédé à un individu et pouvoir être enceinte, elle redoute maintenant de céder à la tentation de se faire avorter en prenant un purgatif. Aussi ne peut-elle plus toucher sans horreur à aucune bouteille, à aucun verre contenant un liquide. On 11e peut énumérer les objets pour lesquels Jean a des phobies, les femmes, les tramways, les lettres, les timbres, sa chambre à la campagne, sa table de travail, les rasoirs, les mouchoirs, etc., etc. lu..., femme de 44 ans, analogue sur ce point à la malade de Féré, craint d’avoir laissé tomber sur sa jupe des parcelles d’hostie. Elle cache cette jupe et d’autres objets dans une malle, puis elle ne peut plus toucher à la malle qui est « à la fois vénérable et sale » et qui devient tout à fait un objet tabou. Vy..., qui a des scrupules génitaux, a la phobie des vêtements qui pourraient le frotter. Leg..., femme de 45 ans, scrupuleuse depuis l’âge de 12 ans, craint surtout de faire du mal aux gens, de les empoisonner en leur lançant de la pousssière, tics poils de chat qu’elle a dans la main, de la salive; elle n’ose plus parler, plus bouger, elle arrive à cette immobilité que nous aurons à étudier comme l’un des termes de la maladie.

Ces exemples pourraient facilement être multipliés à l’infini, le contact est la sensation qui éveille le plus directement la pensée

t. Hammond, Neurolorjical contributions. 1879. Séguin, Archiv of medicin. aoiit 1880. Russel, Alicnist and ncurologist, 1880. Sliaw, Archiv of ined., 1880. Ycrga, Arclûvio délie malallie mcnluli, 1881. Dana, The alicnist and ncurologist. New-York, avril iSSb Cliastenet, Ann. méd. psych., 1890, I, p. 39.

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