‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 131 sur 352 · I- Tolstoï, La fjuerrc et la paix, I, p · texte numérisé non relu

I- Tolstoï, La fjuerrc et la paix, I, p

LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES

voyons pas non plus ce sentiment de facilité, d entrainement qui est dû au développement d une seule tendance persistante : il est remplacé par un sentiment de gène, de résistance dans l action. Ce sentiment peut se préciser plus tard et les malades vont prétendre que c’est telle ou telle manie, telle ou telle phobie, telle ou telle idée qui les gène pour agir, mais il est visible qu'au début ils ne savent pas eux-mêmes ce qui les gène ou plutôt que cette gène est extrêmement variable et produite par n importe laquelle des tendances non définitivement éliminées.

Le fait est très net chez Byl..., jeune fille de 21 ans. Elle finit par faire des sottises tellement elle est agacée par ce sentiment , de gène constante pour tout ce qu’elle veut faire. Claire, Nadia et toutes les autres décrivent le même sentiment au début de leur mal. « Oh la gêne, la gène que j’ai ressentie toute ma vie dès qu’il faut faire un acte quelconque, quel supplice ! » (Meu...) « je ne puis donc pas vivre sans être gênée! » (Vol...) « Toute ma vie le supplice de la gène, jamais un acte qui se soit fait naturellement... » (Vit...)' « Toujours quelque chose qui entrave mes entournures ». (Jean) 11 ne laut pas se figurer que ce sentiment de gène n’existe que dans T émotion d’intimidation, il existe chez Rk... quand il s’agit de commencer dans son cabinet un travail sur la littérature française, aussi bien que chez Brk... quand elle doit se mettre à coudre une robe, chez Vol... quand elle travaille pour son ménage. C est le sentiment de la difficulté de l’acte, non plus quand onle prépare par l’imagination, mais quand on le réalise, on ne saurait trop insister sur 1 importance de ce sentiment.

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