‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 163 sur 352 · LES STIGMATES PS YC H A ST II K NIQUES · texte numérisé non relu

LES STIGMATES PS YC H A ST II K NIQUES

dit Lf. . . , femme de 40 «ns et ce sentiments accompagne de douleurs aux articulations et dans les muscles, de dérobement des jambes, de laisser aller de tout le corps. Jean se laisse souvent tomber étendu sur un lit et ne peut plus bouger.

Moralement on observe aussi qu ils ne peuvent plus suivre une idée, que leur attention ne se fixe plus du tout. \\o... fait un effort pour une addition : « .1 ai un sentiment de courbature horrible, j’ai dépensé un gros effort qui a épuisé mon attention, mon esprit ne se fixe plus, tout papillote devant moi. » Jean s épuise pour une lecture de quelques lignes ; très vite il ne comprend plus rien et ne voit même plus rien. Il faut tenir grand compte de cette fatigue rapide dans le traitement.

Cette fatigue rapide se produit, en effet, dans les sensations comme dans les perceptiens, dans 1 intelligence et dans les mouvements. Si on répète quelque temps un contact ou une piqûre au mèmè point du corps, l’impression cesse très vited être sentie ou bien il faut appuyer beaucoup plus fort pour produire de nouveau une sensation consciente. Si on fait écouter à ces malades le bruit de la montre, il faut après peu d instants rapprocher la montre de 1 oreille, car ils cessent vite de 1 entendre à la même distance qu’au début. On observe le même fait si on expérimente avec un diapason, il la deuxième ou a la troisième expérience, ils n’entendent plus la vibration aussi longtemps qu h la première.

On peut, je crois, rattacher au même phénomène de la fatigue rapide une expérience curieuse que j’ai présentée en iqo4 à la Société de psychologie1. Un appareil que j’avais fait construire me permettait de faire tourner un disque de carton portant des secteurs colorés avec toutes les vitesses depuis un tour jusqu a îo ooo tours par minute. Un compteur particulier me permettait de savoir à chaque instant la vitesse de rotation. Je voulais chercher si la perception des diverses apparences du disque en rotation et surtout si la fusion des couleurs se produirait de la même manière et avec la même vitesse de rotation chez les individus normaux et chez les malades. Chez quelques-uns des malades psychasthéniques que nous connaissons j ai constaté ce fait assez curieux : c’est que la fusion des couleurs se fait beaucoup plus tût et avec des vitesses beaucoup moindres que chez les individus normaux. Cela semble montrer chez les psychasthéniques

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