LES CONFUSIONS MENTALES
son observation soil encore tres incomplete. Pour expliquer mieux son ^tat, il faudrait attendre quelque temps, mais alors, il est probable que F^tat actuel aurait complMement change et que nous ne pourrions plus vous montrer cet aspect tout particulier. Le plus simple est done de vous indiquer aujourd'hui le probleme et, s*Il y a lieu, de vous representor le malade dans un mois, quand nous pourrons pr^ciser davantage.
Vous voyez tout de suite de quoi il s^agit. Cette jeune fille de vingt-sept ans, Eu..., est assise devant vous, les yeux fixes, la figure inerte etelle reste sans bouger. Aucune interpellation n*obtient de r^ponse. EUe fait seulement une petite grimace de. m^contentement si on la pince trop fort. Ajoutez peut-6tre, et depuis quelques jours seulement, quelques petits mouvements de la figure, des sourires ebauch^s qui semblent indiquer qu'elle reve et de temps en temps une expression interrogative et quelques mots murmur^s : k Ou suis-je ?... Qu^est-ce que c'est ? » Elle ne semble pas comprendre les r^ponses et reprend son aspect ^gare. C^est tout ce que nous pouvons obtenir.
Comme sympt6mes, c'est done ce que Ton appelle un ^tat de stupeur. Ces 6tats d6crits autrefois sous le nom de d^mence pr^cocCy de stupeur hallucinatoire de Baillarger sont aujourd'hui rattach^s le plus souvent a la confusion mentale telle qu'elle est bien d^crite, en particulier dans les travaux de M. Chaslin. SiTon se tient a Texamen superficiel, c'est done vraisemblablement une confusion mentale a forme de stupeur.
Mais il faudrait pr^ciser la nature de cette confusion, son origine et c*est ici que nous devenons embarrasses. La vraie confusion mentale, celle qu'on appelle primitive, est determinee le plus souvent par des etats infectieux. C'est en somme une intoxication du cer.veau : elle arrive ainsi le plus souvent chez des femmes en couches, apres une infection uterine. C'est la forme la plus frequente de Taucien delire puerperal et nous en avons public une observation typique \ Ajoutez toutes les autres infections, fievre typhoi'de ou m^me simplement grippe qui sont frequemment le point de depart de ces confusions.
Mais pour rattacher une confusion a ce groupe le plus simple et Ic plus important, il faut deux choses, d'abord qu'il y ait eu anterieurement une maladie infectieuse quelconque, ensuite que