L'absence de résistance
vent comme preuve de la force de volonté conservée leur résistance hTimpulsion. (( Il n'est pas absolu- 'e comme on le croit généralement que la volonté s soit très amoindrie. Beaucoup sont susceptibles 'euves d'uneénergie peu commune etc'est très réellebattent leur idée fixe...*.» Je ne suis pas certain que \ résistance h l'impulsion soit une preuve d'énerne. Ils ont des manies de se dire, de se croire, de )roie à des tentations et ils ont des manies de lutent contre une impulsion qu'ils inventent. Ce qui ive d'énergie ce serait de cesser ce combat gronser à autre chose et c'est ce qu'ils ne peuvent pas
l'avons souvent remarqué la faiblesse n'existe pas la volonté active, mais aussi dans la volonté qui se p passivement. Ces malades qui ne font rien eux- :apables de résister à ceux qui veulent faire quelle savent ni lutter, ni se défendre contre ceux qui et les tourmentent. J'ai été très frappé de ce trait ans l'enfance de tous les malades. Ils sont très
eau de l'activité volontaire pour servir à la science de l'êdacationj B, op. cit., p. 36.
malheureux dans les internats, ils deviennent les victimes, les soufTre-douleurs de tous leurs camarades. Dk... (21 5) a toujours été tourmenté au collège. Jean surtout a eu sur ce point une jeunesse déplorable : à 12 ou 1 3 ans il était la victime de tous les élèves du lycée. Il n'était pas de farce qu'on essayât de lui faire, on lui faisait supporter la conséquence de toutes les fautes de ses camarades et on tournait constamment en ridicule ses qualités mêmes, son honnêteté et sa bonté: « Je savais bien, dit-il, que j'aurais dil me défendre, je savais bien que j'étais même plus fort que beaucoup de ceux qui me tourmentaient le plus, mais je ne pouvais supporter la pensée de me battre, au moment de me défendre, je devenais tremblant, paralysé, j'ai toujours été un pauvre être sans défense. » On dira certainement ici que l'émotion paralysait la volonté, nous verrons plus tard ce qu'il faut penser de cette théorie. Pour le moment constatons simplement le fait c'est qu'ils s'émotionnent au lieu de se défendre, et qu'en fait ils ne se défendent pas.
Une des conséquences singulières de cette absence de lutte, c'est que, pour avoir la paix, ils obéissent à tout le monde. Quand on parle de ces malades, on dit toujours qu'ils se laissent conduire, qu'on leur fait faire et dire tout ce qu'on veut et qu'ils obéissent au premier venu. Bei...,* Claire cèdent au dernier qui leur parle et on peut les amener à se déjuger à peu de moments d'intervalle. On en tire comme conclusion que ce sont des individus très suggestibles. Cette conclusion serait en contradiction avec les expériences que je viens de relater à propos de l'hypnotisme et de la suggestion, aussi je ne la crois pas vraie. Leur obéissance n'est pas du tout de la suggestion, comme celle des hystériques.
Une hystérique suggestionnée adopte l'acte, se laisse envahir par la pensée qui est semée en elle, et la pousse à l'extrême, elle croit avoir décidé elle-même l'action et, pour peu qu'on insiste, elle invente même les motifs de sa résolution, en un mot elle se croit libre et se donne tout entière à l'acte. Le scupuleux ne fait qu'obéir, il le fait à contre-cœur en se sentant humilié, en raisonnant fort bien et en trouvant stupide l'acte qu'il n'adopte pas, il ne pousse pas cet acte à l'extrême, il n'en fait que le moins possible sans y mettre de croyance, d'enthousiasme, ni de senti-