THÉORIES PA
quelles indécisions, de quelles s un peu par curiosité, je me suis Tascendant possible j'ai exigé q premier pas franchi, tout se p Jean redoutait tellement furent bien obligé de constater qu'il c autre. Le résultat de cette émo incroyable : Jean fut transformé il oublia Charlotte, la femme c les fluides, etc. Il en fut ainsi d:
chaque fois que Ton parvenait i succès.
Lo... a présenté une résurrect d'une émotion heureuse qui a lamentables. Cette jeune fille, années, aboulique et étrangère à vivement recherchée par un jeun recherchée, la joie des fiançailles extraordinaire. Le caractère de\ naissable : gaie, active, pratique pour la première fois et descei stupéfaite de son enthousiasme entreprenait une vie nouvelle. L après quelques jours de mariag sion, dégoût de la vie, incertil personnalité, aboulie et ruminati et quelques semaines après une
Une émotion en particulier ser manière remarquable, c'est Véirn facilement insister sur ce point évident par toutes les confident d'excitations quand il réussit es amélioration manifeste. Quand excitation complète elles retrou mentale. Dans tous les cas de ce a augmenté la tension mentale qu'elle était sthénique, cela n' beaucoup se déclarent satisfaits.
Les choses sont loin de se pn
des cas, j'ai pu observer que le même effet absolument heureux était déterminé par des émotions quelconques et même par des émotions tristes considérées d'ordinaire comme dépressives.
Voici une observation qui a toute la valeur d'une expérience. Claire vint un jour me voir dans un état lamentable : elle se sentait divisée en une foule de personnes, elle se sentait automate et cependant mauvaise, elle était envahie par toutes les obsessions scrupuleuses et par toutes les hallucinations sacrilèges et obscènes. Je ne parvins pas à fixer son attention, par aucun moyen je ne pus la faire remonter. Le même jour, je fus obligé d'aller voir sa mère qui l'avait accompagnée à Paris et qui était malade depuis plusieurs jours d'une affection grippale. Je me suis trouvé en présence d'une femme âgée, depuis longtemps emphysémateuse au plus haut degré, ayant un cœur irrégulier et qui était atteinte de broncho-pneumonie. Je ne pus m'empêcher de dire à sa fille que j'étais inquiet et qu'il fallait prévenir sa famille d'une maladie très sérieuse. Claire fut très impressionnée de cette nouvelle a laquelle elle ne s'attendait pas. Mais cette secousse eut un effet inattendu celui de la transformer complètement. Il ne fut plus question du membre viril et des hosties, les ruminations et les angoisses disparurent comme par enchantement; devant cette émotion réelle l'esprit retrouva son unité et la volonté son énergie. Ce fut évidemment peu durable, mais pendant plusieurs jours la restauration de l'esprit fut complète sous l'influence d'une émotion grave et évidemment pénible.
J'ai recueilli bien des exemples de ce fait sur la même malade. Au moment de la mort de éon père elle a eu urne véritable guérison pendant trois mois, a J'avais des chagrins réels, mais les chagrins réels sont beaucoup moins pénibles que les reproches imaginaires de ma conscience, j'étais plus énergique, j'avais plus de volonté, ce qui m'a étonnée c'est que jamais je n'ai si bien dormi, calme, sans rêves, sans cauchemars. » Frappé de ces faits, je lui ai demandé de s'observer sur ce point et voici ce qu'elle m'a écrit : « Depuis que je suis malade, les émotions me font revenir ; au commencement elles me faisaient revenir tout à fait ou presque tout à fait; quand elles étaient fortes, je me réveillais comme d'un rêve, je me trouvais absurde et j'espérais de nouveau... Je sentais que je m'engourdissais, que j'avais besoin d'émotion, le calme me faisait peur, je cherchais les peines, les joies, les peurs pour me retrouver heureuse, je faisais des efforts pour que ces
THÉORIES PATHOGÉNIQUES
sent complètes et claires. Une foîs l'idée d'un mariage ;ait m'a fait remonter tout d'un coup, une autre fois cheval emballé m'a fait revenir à la réalité l'espace heures, mais le souvenir m'en est resté longtemps, il b et me dirigeait comme une lumière qui m'indiquait
suivre... Plus j'ai été, moins j'ai senti les vraies I sait qu'elle distingue ainsi les émotions réelles en
la réalité des angoisses pathologiques), je trouvais s plus de cœur, que j'étais endurcie, que je n'aimais
avant. Aussi j'ai faim d'émotions, même de soufire maintenant quand une émotion arrive à me secouer remonter mieux que tous les raisonnements. » H est mfirmer ces remarques : la première visite qu'elle re à son retour, une menace prise au sérieux, une te que je lui fais ont des résultats remarquables. Si je faire pleurer, ses obsessions s'effacent pendant une jours.
xactement les mêmes observations sur Lise. Quand ifants malades, ou des ennuis sérieux, elle est mieux ûeurs jours ; sans la connaître, elle parle exactement re et réclame des ennuis pour la faire revenir. Il est e temps en temps de lui faire une scène et surtout de »érieusement de l'enfermer comme aliénée, «Décidéle, il n'y a que la peur qui me fait marcher. » lus de scrupules quand son mari est très malade. Ges... our plusieurs jours parson entrée à l'hôpital. Bji...,
l'idée d'épouser son jardinier, pour s'abaisser car indigne de tout, est momentanément guérie quand î <c l'émotion m'a remontée et rendue plus hardie ». isformé par des reproches et même par des peurs, la joie de ses petits succès, et Tr... s'améliore quand ne scène violente. Enfin ce qui semble extraordi-
scrupuleuse obsédée par les prières et par les fait nauTrage au cours d'une excursion maritime, ent elle n'a pas été troublée par cet accident très e navire s'étant échoué à la côte pendant la nuit, est montrée très courageuse et elle s'est très bien lement pendant tout le mois suivant, s citer beaucoup d'autres exemples, le fait me parait t établi : les émotions, même les émotions les plus
W^Wf^Sr
pénibles, peuvent déterminer chez ces malades des oscillations ascendantes du niveau mental avec augmentation de la tension psychologique, retour des phénomènes supérieurs et disparition des états obsédants.
Ce fait est très remarquable parce qu*il se trouve en contradiction complète avec un autre fait capital sur lequel est même fondée la théorie émotionnelle c'est que les émotions sont le point de départ de la maladie. L'émotion, avons-nous constaté cent fois, a déterminé la chute de la tension et donné naissance aux sentiments pathologiques et aux obsessions. Je constate cette contradiction, je la regrette car je la trouve plus grave que la contradiction précédente à propos de l'attention, mais je ne crois pas devoir chercher à la dissimuler. La terreur exagérée de la contradiction est la marque d'un esprit de système, elle n'a pas de raison d'être dans de semblables études : il est bien entendu que nos hypothèses sont tout h fait provisoires et qu'elles ne donnent qu'une synthèse approximative de ces phénomènes encore si mal connus. Tout ce que nous pouvons leur demander c'est de mettre un peu d'ordre dans la classification de phénomènes trop nombreux et trop confus, il ne faut pas être surpris outre mesure si elles laissent subsister çà et là quelque incohérence et quelque contradiction.
Cette difficulté nous montre que l'émotion est un phénomène infiniment plus complexe qu'on ne le suppose et dont les éléments ne se présentent pas toujours de la même façon quand les circonstances varient. Il y a évidemment dans l'émotion deux groupes de phénomènes : i° des phénomènes inférieurs, évocation d'images, réactions viscérales variées, 2° il doit y avoir aussi dans l'émotion des phénomènes supérieurs, spécialisation de l'émotion, adaptation exacte de l'émotion à la situation réelle et actuelle. Les émotions sont plus basses si la première catégorie de phénomènes y prédominent, plus élevées dans le cas contraire. Si les émotions sont très inférieures, elles provoquent une dérivation considérable et un épuisement à la suite duquel la tension nerveuse peut rester insuffisante. Si au contraire les émotions sont surtout caractérisées par leurs phénomènes supérieurs, si elles surviennent à un moment favorable quand l'esprit n'a besoin que d'une excitation pour s'élever à une tension supérieure, on peut s'expliquer que l'effet d'une émotion soit exactement inverse du précédent.
:\rifm
TIlÉOlllES PAÏUOGÉNIQUES
uelques observations relatives à Wo..., celte malade mental est relevé par un naufrage, qui peuvent non p problème mais mettre sur la voie de certaines recher- . J'ai observé que cette malade, si courageuse en face je, succombe devant de très petites émotions. Elle avait jiano et Tattendait avec impatience : en traversant Taotl- 11e est surprise de voir la porte d'entrée de Tappartenient Inerte et de voir apporter son piano. C'est là une émoelle semble une émotion légère et plutôt une émotion thénique. Cependant, cette émotion bouleverse complète- >rit de la malade : Wo... n'éprouve pas la joie qu'elle h éprouver, elle est horriblement agitée. Il lui semble pense pas librement, qu'elle est dominée, qu'elle est faire des vœux, des pactes. L'agitation continue, amène 5 de manie mentale ; Wo... s'interroge, recherche îment les pensées qu'elle a eues en voyant entrer le Lir savoir si à ce moment elle a fait des vœux et des le devient tout à fait malade pendant quinze jours, ui est singulier : une femme qui supporte très bien d'un naufrage au milieu de la nuit, tombe malade n lui apporte un piano qu'elle <lésirait! Sans prétendre les faits, voici les quelques remarques que j'ai pu faire . Quand le danger est grave soit pour le sujet luir exemple dans le naufrage de Wo...,soit pour une aimée, par exemple dans la maladie de la mère de y a un violent effort, déterminé par les tendances lei effort amène l'adaptation, l'émotion correcte sans ni mental. Quand la situation est insignifiante, il n y a fort et l'émotion prend le caractère inférieur et dangee première remarque nous ramène aux études précédenifluence de l'effort et de l'attention.
Te remarque importante m'est suggérée par certaines [ue je retrouve chez Lise et surtout chez Wo... Ces edoutent surtout l'émotion rapide et brusque, elles t que l'émotion mette un certain temps à se r pour qu'elles aient le temps de s'y adapter. « Je tis été malade, répète Wo..., si j'avais vu ou entrevu par la voiture qui apportait le piano, si j'avais pu prévoir ait, si j'avais eu quelques instants pour me préparer au le voir arriver... C'est ce que je fais toujours avant toute
émotion, quand je suis un peu prévenue, je me prépare à tel ou tel sentiment, je me dis : il faut être calme, ne pas m'embrouiller, ne pas faire de vœu, penser uniquement à ceci ou à cela... Dans le naufrage j'ai été réveillée par mon mari qui m'a prévenue qu*il se passait quelque chose. J'ai eu le temps de me dire que c'était grave, qu'il ne fallait pas perdre la tète, et quand je suis montée sur le ponty j'étais préparée et c'était moi la plus courageuse. » Tout cela est d'une analyse bien intéressante : Ces malades, nous le savons, sont des esprits lents, il leur faut du temps pour la décision, pour l'attention, pour l'émotion réelle, surtout quand l'événement n'est pas très grave et très excitant par les tendances qu'il réveille. 11 en résulte qu'ils adaptent beaucoup moins bien leurs émotions aux événements insignifiants et qu'il leur faut alors un certain temps de préparation entre le signal et l'émotion ellemême. Quand ce temps ne leur est pas laissé, l'émotion se produit d'une manière incomplète avec prédominance des phénomènes inférieurs et elle amène à sa suite une dépression.
Telles sont les quelques remarques encore très incomplètes que l'on pourrait faire pour expliquer l'action si différente de l'émotion qui est, suivant les circonstances, tantôt déprimante, tantôt excitante.
Quoi qu'il en soit de ces explications qui sont peu importantes et qui montrent simplement la complexité des émotions et notre ignorance, les malades connaissent bien cet effet de l'émotion et il en résulte chez eux une recherche de l'émotion excitante qui est un trait de leur caractère : « Que voulez-vous, dit Gisèle, je suis toujours ardente à rechercher ce qui m'enthousiasme ; j'en ai tant besoin, j'éprouve les impressions d'un cœur qui a faim, d'un cerveau qui a faim, c'est un besoin intense de sensations, d'émotions extraordinaires et si je me laisse aller à ce sentiment (un amour bizarre) cela me fait l'impression du grignoter un peu pour ne pas mourir de faim. » J'ai rencontré des jeunes femmes très curieuses sur ce point: Plo... est d'ordinaire assez calme, puissous l'influence d'une fatigue quelconque, elle ressent un horribleabaissement avec dégoût de la vie, impuissance, état de rêve, etc. « Elle devine que pour sortir de cet état il lui faut une excitation émotive. Alors malgré elle sa tète imagine les aventures les plus baroques, les expéditions les plus aventureuses et les plus contraires à la pudeur commune et elle a des tentations inouïes de s'y lancer à corps
vemeats très variés du biveau mental. Certains malad très facilement dans les deux sens, comme Gisèle qi a parce qu^elle a regardé la figure de son mari» et qui a es parce qu'elle a regardé la statue de Notre-Dame des D'autres restent abaissés pendant de longues période d'une forte dépression et remontent lentement ; il en grandes variétés que nous aurons à étudier à propos de
On voit d'après ce résumé trop bref l'importance di lations du niveau mental suivant que la tension psycl nerveuse descend ou monte. Les oscillations, que j'avî notées chez les hystériques, caractérisées par l'augn la diminution de leur sensibilité, de leur mémoire, lonté, la disparition ou le retour de leur suggestibilit contractures, de leurs paralysies n'étaient qu'un cas d'une loi beaucoup plus générale relative aux variation sion cérébrale et les psychasthéniques nous ont app connaître la hiérarchie de ces phénomènes, l'ordre i parition et de leur réapparition.
En même temps l'étude de ces oscillations si imp semble apporter une confirmation aux hypothèses ps ques. Il me semble bien difficile de rattacher tous ces f tivité quand on voit l'émotion produire tant d'effet N'est-il pas vraisemblable que ces oscillations par les qu'elles déterminent, par les dérivations qu'elles jouent un rôle capital dans une maladie surtout caract doute, l'oscillation et Tinstabilité.
o4i THÉORIES PATHOGÉNIQUES
TROISIÈME SECTION
Interprétation des symptômes
Après avoir cherché h comprendre cette notion a mon avis féconde, de la hiérarchie des phénomènes psychologiques, des ifariations de la tension psychologique sous diverses influences déprimantes ou excitantes, il faut maintenant chercher à appliquer ces idées aux symptômes de la maladie que nous avons décrits dans la première partie de cet ouvrage. Pour interpréter ces symptômes, je me préoccuperai d*abord de leurs caractères généreux tels qu ils ont été résumés à la fin de chaque chapitre. Puis j'étudierai à part, comme un dernier problème, la spécialisation de ces symptômes leur application particulière à tel ou tel fait. Ainsi, je me propose de rechercher d'abord d'une manière générale pourquoi les sujets ont des sentiments d'étrangeté et des manies de recherche et ensuite pourquoi ils appliquent ces sentiments et ces manies à un objet ou à un acte déterminé.
i. — Interprétation des sentiments d'incomplétude.
Le premier phénomène que nous ayons à considérer est constitué par les sentiments bizarres, que nous avons appelés sentiments d'incomplétude, ils sont extrêmement variés et nombreux et portent sur toutes les fonctions de l'esprit, ils se rattachent évidemment aux insuffisances réelles qui résultent de ce fait que l'esprit ne peut plus parvenir aux opérations du premier degré.
La difliculté qui est ici plus psychologique que clinique consiste à savoir comment le sujet arrive ii se rendre compte de cette insuflisance et à la traduire par des sentiments. Il n'est pas probable qu'il y ait un fait de conscience, un sentiment directement en rapport avec le degré de la force nerveuse; du moins jusqu'à présent les sentiments qu'on a voulu rattacher à l'émission