‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 246 sur 288 · Legrand du SauIIe, Folie du doute, p · texte numérisé non relu

Legrand du SauIIe, Folie du doute, p

2. Saury, Les dégénérés , étude sur la folie héréditaire, 1886.

3. Magnan, Héréditaires dégénérés. Archives de neurol., 189a, I, 3o5.

L'HÉRÉDITÉ GOÔ

Ce quî parait le pluscurieux c'estquedans/ly cas, c'est-à-dire 28 pour 100, je trouve à un degré plus ou moins accentué ce que I*on peut appeler une hérédité similaire ; dans I3 de cescas l'hérédité est absolument semblable et la maladie se répète quelquefois dans tous ses détails. Le père de Mb... avait une manie d'interrogation, de vérification qui ressemble tout à fait aux interrogations que fait maintenant sa fille parvenue au même âge sur la valeur des différents sens. L'obsession du suicide que j'observe actuellement chez Er... existe aussi chez sa sœur, elle a existé chez la mère et chez la grand'mère de ces deux jeunes filles. Dans le cas de Sol... la mère et le fils présentent en même temps la même obsession qui les pousse à penser constamment avec terreur à la mort subite. Dans les autres cas les parents ont d'autres obsessions, d'autres manies bien caractérisées. La mère de Dob... avait des obsessions de jalousie, et Dob... est une agoraphobe. Bow^... nous présente la microphonophobie, son fils a la phobie du bégaiement. La grand'mère de Gisèle avait des craintes de dépenser de l'argent, de le voler et de l'amour fou pour les bêtes. La tille de cette malade, à 6 ans, présente des manies d'ordre et des remords obsédants, elle sent déjà « qu'elle n'est pas comme les autres petites filles qui savent 'avoir des idées gaies ». Trousseau avait déjà remarqué qu'il y a des familles chez qui les tics sont héréditaires, il y en a de même chez qui les phobies et les scrupules se transmettent de génération en génération comme les traits du visage. Lise et sa plus jeune sœur, qui ressemblent à leur père, ont des scrupules comme lui; son frère, qui ressemble physiquement à la mère, échappe à la maladie.

Dans beaucoup d'observations, où j'ai compté les parents comme sains ou bien comme ne présentant que de l'arthritisme, on trouve cependant chez eux des troubles psychologiques extrêmement intéressants. Ce sont des gens bizarres, des agités ou bien des mous et des inertes ne pouvant se décider à rien, ou bien des violents, des entêtés incapables de se diriger ou de se contraindre. La mère de Mm... reste absorbée dans ses idées : elle a toujours été une rêveuse ne pouvant jamais se décider à agir mais elle n'a jamais souffert de l'obsession, sa fille a le même caractère rêveur mais elle souffre de ses idées. Le père de Chv... est un inquiet, sans énergie qui s'est tourmenté toute sa vie sans motif, sa fille est une hypocondriaque et une phobique. La mère de Lep..., le

LES OBSESSIONS. I. — Sq

LES STIGMATES PHYSIQUES DE DÉGÉNÉRESCENCE 6ll

sent pas toujours à Tobsession proprement dite, mais que plusieurs de leurs membres dévient dans d'autres directions vers Tépilepsie, l'hystérie ou d'autres psychoses.

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