I. Névroses et idées fixes, II, p. i^i
genre ne sont jamais chez l'obsédé que des idées qui résument vin ensemble de sentiments précédents. Elle a découvert, disonsnous, qu'elle avait des poils sur la figure. « Comment veut-on qu'elle aborde les redoutables voisins avec une figure poilue, c'est alors qu'elle sera ridicule et dans un état d'infériorité, voilà qui explique bien son sentiment antérieur d'infériorité perpétuelle. » Cette idée se présente par crises avec agitation et angoisse, la névrose d'angoisse n'est ici qu'une conséquence de l'aboulie antérieure.
Notez un petit détail, c'est que dans ces crises, elle prétend entendre les voisins qui l'insultent et qui crient au travers de la muraille: <( Poilue, poilue. » N'est-ce pas l'hallucination auditive des persécutés ? Pas tout à fait, car elle n'est pas bien sûre d'avoir entendu et elle a une manie d'interrogation sur ce point. Mais le phénomène en est bien voisin, et nous vous dirons plus tard que les persécutés ne sont pas loin des scrupuleux.
Cette jeune femme s'est guérie vite, en quelques mois d'un traitement que le mari lui a fait subir sous notre direction ; des exercices de volonté, d'attention, des efforts pour vaincre la timidité ont eu un résultat excellent. Détail bizarre : elle a beaucoup maigri depuis qu'elle va beaucoup mieux, et nous croyons cependant qu'elle mange plus. Y a-t-il là un fait qui se rattache à une activité vitale plus grande et à une plus grande dépense ?
Cette femme de 33 ans, Ul..., a également une obsession relative à son visage, elle a la pensée qu'elle a ou qu'elle va avoir des « convulsions dans la figure. Ces convulsions vont être terribles, mais surtout ridicules, <( elle va être laide, grotesque, et surtout elle va avoir l'air d'une folle » : cette pensée surgit maintenant presque toute la journée. La malade étudie les conditions de ces convulsions et les moyens sinon de les supprimer au moins de ne pas les montrer. Elle sait que ces convulsions ou du moins l'idée de les avoir surgissent quand elle se trouve devant des personnes inconnues et qui n'ont pas de sympathie pour elle, dans un lieu public, dans un omnibus surtout. Ces convulsions se produisent encore si elle doit demander un renseignement, demander du travail, et surtout débattre les conditions de son travail. Aussi a-t-elle conclu qu'elle ne parlerait plus qu'à un petit nombre de personnes très sympathiques ou à des médecins parce que
ceux-ci ne provoquent jamais les convulsions, qu'elle n'irait plus demander de renseignements, et surtout qu'elle ne demanderait jamais une place et qu'elle ne ferait plus jamais rien.
Comme vous le voyez, l'isolement, le refus de travail, l'inertie vous sont présentés comme la conséquence de l'obsession. « Ah ! si je n'avais pas des convulsions dans la figure, je ne demanderais pas mieux que de gagner ma vie. » C'est là un renversement complet de l'ordre des termes ; cette femme, fille d'alcoolique, a toujours été une aboulique et une timide, elle gagnait sa vie très difficilement, le moindre effort lui faisait mal à la tête et lui causait des sortes de suffocations, c'était déjà une neurasthénique présentant très facilement de l'angoisse. Quand elle était très bien portante, solide, bien nourrie, dans une place qui demandait peu de travail avec des maîtres très indulgents pour elle, quand on ne lui demandait pas d'effort pour l'adaptation ou pour la lutte, elle était bien tranquille, n'avait plus d'angoisse, et faisait à peu près son petit service. Il est tout à fait inutile de parler ici de satisfaction des besoins sexuels, comme le font certains auteurs, pour expliquer l'arrêt de l'angoisse. Elle a toujours été à ce propos dans la même situation normale et son aboulie et ses angoisses variaient pour de tout autres causes.
Il y a deux ans, elle a perdu sa place de domestique ; il a fallu en chercher une autre, ce qui lui a été horriblement pénible, car elle ne pouvait supporter les changements ni les discussions avec les étrangers. Un jour qu'elle s'était présentée dans une place, elle s'est sentie insuffisante et ridicule, il lui a semblé qu'on souriait d'elle, ce qu'elle a attribué à des contorsions de son visage. Dites qu'en réalité la difficulté de l'action, l'émotion, l'ont abaissée plus que de coutume, qu'elle a été encore moins capable qu'à l'ordinaire de débattre les conditions. Elle a senti cet abaissement sous forme de sentiment de ridicule, et comme on la regardait elle a pensé tout naturellement à son visage qui avait peutêtre quelques contractions. L'abaissement étant resté permanent, l'incapacité d'affronter la vie durant toujours, le même sentiment excite perpétuellement la même idée, et elle vient vous dire qu'elle ne cherche pas de place de peur des contractions de la figure.
Quand on parle de ces obsessions relatives au visage, on cite toujours les cas d'éreutophobie dont nous avons déjà parlé à un autre moment. Nous sommes heureux de vous faire observer
qu'il y a bien d'autres obsessions relatives h la figure. Ces obsessions de la figure sont fréquentes, parce que la figure se montre en public, que l'attention est attirée sur elle et qu'elle préoccupe naturellement les timides ; l'éreutophobie n'est qu'un cas spécial au milieu d'un grand nombre de phénomènes du même genre. Dans tous ces autres phénomènes, il n'est pas du tout question de modifications vaso-motrices et cependant elles déterminent exactement les mêmes troubles. C'est pourquoi nous ne croyons pas que les troubles vaso-moteurs jouent dans l'éreutophobie le rôle capital que quelques auteurs ont voulu leur attribuer.
Observation i63. — Obsession de la honte du visage, de la honte de la parole, de la honte des mouvements du corps.
— Antécédents, gêne et timidité à la puberté, manie de la perfection, manie du retour en arrière, obsessions, cjuérison momentanée par la grossesse.
Cette malade, Men.., âgée de 25 ans, rentre dans un groupe qui nous est bien connu. Le père alcoolique, la grand'mère aliénée, une sœur hystérique, une autre sœur, délire circulaire, un neveu suicidé. Voilà une belle famille, et la malade devait avoir des prédispositions. Elle a été très bien dans son enfance, vive, intelligente, apprenant très vite ; tout s'est gâté c[uand les règles sont venues à 12 ans. Elle s'est sentie gênée dans toutes ses actions par une sorte de honte, de timidité : la honte de soi, la honte de ses mouvements, la honte de rougir, la honte de ses veux, a l'idée qu'elle avait l'air stupide, qu'elle parlait comme une imbécile, c[ue tout le monde rigolait en la voyant, » toutes ces obsessions ont peu à peu altéré les mouvements et toute la conduite. Ajoutez une foule de malheurs, un mariage plus ou moins heureux à 17 ans, cinq enfants dont deux jumeaux, la ruine, la rupture avec le mari et avec la famille, la perte des enfants qui ont été confiés h la grand'mère et vous comprendrez que l'esprit se soit peu à peu bouleversé.
Une maladie mentale s'est développée : la manie de la perfection dans les actes ; Men... sent depuis la jeunesse un mécontentement et une honte de ses actions, elle a de l'inquiétude surtout ce qu'elle fait. Il en résulte le désir naturel de faire mieux : elle voudrait que toutes ses actions soient bien faites, c'est-à-dire
faites avec bonne volonté, faites par elle-même, sans qu'elle se sente poussée par une force étrangère. Comme elle n'arrive jamais à se satisfaire sur tous ces points, elle ne se décide jamais à agir. Si par hasard, l'action est faite, ou plutôt si elle est commencée, Men... en est mécontente, car elle la croit mauvaise. Alors elle voudrait la rattrapper, c'est-à-dire la refaire depuis le commencement, et elle veut ainsi recommencer tous les actes indéfiniment.
C'est là une manie bien fréquente connue sous le nom de manie du retour en arrière, de manie du doute. Tantôt elle porte comme dans ce cas sur les actes : nous connaissons une dame qui ne parvient pas à se lever parce qu'il lui semble qu'elle se lève mal, et qui éprouve le besoin de se recoucher afin de pouvoir se relever mieux. Ce doute peut porter sur tous les actes, même sur l'acte d'uriner, et une malade répétait cette action pendant des heures sans se convaincre qu'elle avait bien rendu les dernières gouttes. Tantôt cette manie porte sur la perception et sur les idées, les malades s'interrogent indéfiniment sur l'existence de tel ou tel objet et sur la valeur de leurs sens.
Il est rare que cette maladie du doute ne soit pas accompagnée par des obsessions : ici, nous ne constatons guère que des restes de l'obsession primitive de honte. La malade se figure que ses yeux ont quelque chose de drôle, qu'ils sont fixes et ne remuent pas de côté. Inutile de vous faire remarquer que cette idée est absurde et que ses yeux remuent très bien ; mais comme elle les regarde dans la glace, droit devant elle, elle les voit toujours fixes et imagine qu'ils restent toujours ainsi. Elle ne nous a guère avoué, du moins jusqu'à présent, d'autres obsessions.
Quoi cju'il en soit, cette obsession de honte et cette manie du doute la rendent incapable de rien faire. Elles déterminent une sorte d'angoisse particulière, Tangoisse avec agitation : la malade se roule, s'agite, gémit, dit que ses nerfs sont tirés, tandis que d'autres malades, avec les mêmes ruminations, restent dans une immobilité stupide. Cette agitation gémissante n'arrive cependant à rien, car la malade reste des journées entières sans pouvoir rien faire. C'est là une variété d'aboulie par doute et agitation que vous pouvez opposer à l'entêtement précédent.
Dans ce cas, il ne peut être question de démence, il est même probable qu'il ne surviendra pas de folie grave, mais avec les antécédents héréditaires que vous savez, il est bien difficile d'espérer une guérison complète.
Nous Jésii'ous vous faire remarquer un changement complet qui s'est produit dans l'état de cette malade, sans qu'il faille en attribuer le mérite à notre traitement. Elle était déjà quelque peu améliorée par un séjour de deux mois à l'hôpital, quand elle est rentrée chez elle auprès de son mari. Elle vient nous annoncer qu'elle est enceinte de trois mois, et comme dans les précédentes grossesses, elle ressent une modification surprenante de son état mental, plus de ruminations, plus d'obsessions, plus d'angoisses et un retour remarquable de la volonté et de l'attention. Les auteurs qui font jouer un grand rôle aux fonctions sexuelles dans l'étiologie de l'état psychasthénique pourraient s'appuyer sur des cas semblables qui sont assez fréquents. Cependant, nous ne voyons guère comment l'état de grossesse donne à ces femmes une satisfaction plus complète et plus normale de l'instinct génital. D'ailleurs, cette femme a toujours eu sa satisfaction au point de vue sexuel, et cette grossesse qui est la cinquième, montre bien qu'elle ne pratiquait pas de coït anormal. A notre avis, le fait est plus simple. H y a dans la grossesse une excitation de toutes les fonctions vitales, excitation qui se manifeste de bien des manières : le cerveau participe à cette excitation, et ne présente plus cet état de dépression au-dessous du niveau normal qui déterminait l'aboulie et les phénomènes de dérivation.
Observations i64 et i65. — Obsession de la honte du sexe. — Pensée des organes génitaux, tics d'attitude, rumination mentale, manies d'oscillation ; — obsession de l'inversion sexuelle à la suite des sentiments d'incomplétude génitale et des manies de l'extrême.
Les obsessions relatives aux parties génitales, sont toujours curieuses et soulèvent un certain nombre de problèmes intéressants. Voici un garçon de 22 ans, Wy..., intelligent et distingué qui est obsédé par la pensée de ses organes génitaux ; il les sent, il remarque leur frottement contre les vêtements, il imagine qu'ils sont d'une grosseur démesurée, enfin il croit qu'ils exhalent une odeur que tout le monde doit sentir ainsi que lui. Il tient ses mains derrière son dos dans des attitudes étranges pour n'être pas tenté de les toucher. Depuis quelque temps cette préoccupation s'étend aux organes génitaux des autres, particulièrement des hommes ; dès qu'il voit un homme lui tourner le
dos, il s'imagine qu'il veut se masturber, il ne peut plus rentrer chez ses parents parce qu'il se sent forcé de penser qu'ils se conduisent mal. Ces obsessions se présentent comme toujours sous différentes formes de rumination mentale, sous forme d'interrogations, de recherches, de précautions, de pactes, etc. Elles déterminent quelques angoisses, surtout quand le malade essaye de les interrompre.
C'est un cas que bien des auteurs expliqueraient tout de suite par l'insuffisance de satisfaction sexuelle. Il a eu quelques masturbations à l'âge de treize ans, il les a cessés depuis. 11 est trop évident que c'est un continent, il semble qu'on pourrait dire tout de suite que l'excitation sexuelle inassouvie fait naître cette préoccupation des organes, ces ruminations et ces angoisses.
Ce n'est pas notre avis, ces obsessions ont commencé à l'âge de i6 ans, à une époque où chez les hommes, ces besoins sont loin d'être violents, elles ont remplacé d'autres scrupules relatifs à des confessions et à des prières dans lesquelles les phénomènes génitaux n'avaient aucune part. Si le sens génital intervient, et il est vraisemblable c[u'il le fait, c'est tout au plus pour déterminer la direction particulière de ces méditations, ce n'est pas pour produire la disposition au scrupule et à l'angoisse.
Ce jeune homme tient de son père aboulique, indécis et timide, une prédisposition qui joue un rôle bien plus considérable que les excitations sexuelles. 11 est toujours indécis, il met quatre ou cinq jours à se demander s'il fera oui ou non une promenade. A la dernière minute encore, il ne peut se résoudre et il prie sa sœur de décider pour lui. C'est un garçon qui n'arrive jamais au terme d'un sentiment quelconque, il ne peut pas se mettre en colère, car sa colère s'arrête tout de suite, il n'est pas capable d'aimer ou de détester quelqu'un, car il est toujours partagé entre les deux sentiments. Enfin, il est non seulement timide, mais timoré, ayant une peur extrême de déplaire, de désobéir, de s'exposer à un reproche. A l'âge de huit ans, il craignait d'avoir mal fait ses prières ; ses parents racontent qu'à cet âge il s'est levé un jour à quatre heures du matin, et qu'à dix heures du matin il était encore à genoux, essayant en vain pendant six heures de travail de dire avec perfection une dizaine de chapelet. Il est certain que la puberté peut le fatiguer, et par conséquent contribuer à abaisser sa volonté. Il s'est préoccupé de la conduite sexuelle comme de la conduite religieuse. La manie du symbole est inter-
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venue pour lui représenter les organes génitaux comme le fait capital qui résumait tous ces problèmes et c'est sur eux que s'est porté le sentiment de honte.
Cette femme de [xk ans, Nokl..., nous présente un autre problème du même genre ; elle vient nous confier avec terreur que depuis sa jeunesse elle est honteuse d'être une femme et voudrait être un homme. Elle prétend qu'elle n'a jamais eu le plaisir normal avec un homme, que dans sa jeunesse elle aimait les jeunes filles, qu'elle n'a jamais eu que des satisfactions solitaires, et que maintenant encore elle craint de se laisser aller à une passion contre nature.
Beaucoup d'auteurs, surtout en Allemagne, parleraient tout de suite à ce propos d'inversion sexuelle et nous décriraient ces monstruosités morales qui mettent une àme d'homme dans un corps de femme. Nous avouons avoir toujours été extrêmement sceptiques sur ces belles théories, et voici bien des années que nous vous mettons en garde contre ces interprétations précipitées. La mère de cette femme était déjà une scrupuleuse qui avait peur de montrer les grimaces de son visage. La malade elle-même a eu des tics, puis, pendant une longue période, de l'agoraphobie. Elle a eu vers l'âge de 17 ans des scrupules génitaux parce que les règles établies tardivement ont été très pénibles et ont déterminé des examens médicaux, elle a été honteuse de son sexe comme le jeune homme précédent. Quand elle s'est mariée, elle est restée froide avec son mari, parce qu'elle était très émue, et qu'elle était incapable comme tous les psychasthéniques de pousser une émotion à son terme. 11 est extrêmement fréquent que ces malades ne puissent pas parvenir à la jouissance normale, on constate le fait chez une foule de ces sujets qui n'ont aucunement des préoccupations sexuelles. Cette absence de jouissance normale s'est jointe aux anciens scrupules et les a aggravés. En efi'et, l'excitation sexuelle incomplète amenait comme toute émotion, toute action incomplète des psychasthéniques, des phénomènes de dérivation sous forme de rumination et d'angoisse. C'est à ce moment qu'elle s'est faite elle-même cette idée singulière de son état : elle a obéi à une manie des plus fréquentes chez les scrupuleux, la manie de pousser les choses à l'extrême en imagination, quand ils n'arrivent pas à pousser les choses assez loin dans la réalité. Elle a imaginé le plus grand crime sexuel à son idée, et
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tandis que d'aulres se croient poussés à souiller des hosties, elle s'est crue poussée à avoir des rapports avec des femmes. Voilà tout ce qui reste, à notre avis, de cette prétendue inversion. Ajoutez si vous voulez le souvenir de quelque amour excessif à la pension comme en ont ces faibles. Nous sommes convaincus que si par impossible on la mettait au défi, et si elle devait essayer l'acte qu'elle se figure désirer tellement, elle serait encore plus froide avec une femme qu'avec son mari. A notre avis, les auteurs qui ont édifié cette théorie de l'inversion sexuelle ne se sont pas assez préoccupé des effets d'une mauvaise éducation, des suggestions qui ont pu être faites à quelques hystériques et de ces scrupules génitaux si fréquents.
Observation i66. — Délire de maigreur par obsession de la honte du corps. — Aboulie, agitations, scrupules de pudeur, manies mentales, phobies, refus d'aliments, isolement.
Nous voudrions vous présenter un simple résumé de cette observation remarquable d'une malade maintenant âgée de 28 ans, que l'un de nous a déjà désignée sous le nom de Nadia '. Voyons d'abord la situation actuelle, l'état auquel la malade est parvenue à l'âge de 28 ans, après beaucoup de traitements et d'efforts de sa part. Cela nous permettra de mieux comprendre l'intérêt et le sens de cette longue évolution morbide.
Nadia est une jeune fille d'une famille riche et très distinguée, elle est elle-même extrêmement bien douée. Son intelligence est remarquable, elle parle couramment le français, l'anglais, l'allemand et le russe, elle lit l'italien et l'espagnol. Ses connaissances littéraires dans toutes les langues sont considérables, et elle lit encore énormément. A bien des points de vue, elle est une artiste remarquable, capable de dessiner un peu et de composer des motifs de décoration. Elle est surtout extrêmement musicienne soit au point de vue de l'exécution, soit même au point de vue de la composition. Ses compositions musicales, que nous avons fait apprécier par des personnes compétentes, ont été trouvées intéres-
I. Cette malade, Nadia est l'une de celles qui ont été le plus fréquemment étudiées dans le premier volume de cet ouvrage. Nous ne donnons ici qu'un résumé de son obscrvalion pour permettre de coordonner les divers phénomènes.