I. lioclilcrcw, Nf.urul. Cenlralbl., XVI
INFLUENCES QUI I KTEHMl.NENT L'ÉLÉVATION DU NIVEAU MENTAL 539
n'est que trop vrai que la morphine soulage momentanément ces malades. Mb... s'en est bien trouvée pendant plusieurs mois; Qsa... continue sa digestion tranquillement et arrête sa ciise des ?frorts de vomissements après une piqûre d'un centigramme de morphine. Bien entendu ces malades finissent par ajouter la morphinomanie à leurs autres misères. Quelques-uns se bornent à une excitation moins dangereuse, celle de l'alimentation. Ppi..., agoraphobe et timide, a toujours dans sa poche un fort morceau de pain et de jambon, dont l'ingestion laite à propos lui donnera l'assurance nécessaire.
D'autres procédés physiques seront également utiles, Bei..., Wye... retrouvent leur personnalité pour un moment quand elles |)rennent une douche froide. « De l'eau bien froide sur la tête, dit Jean, et pour un moment l'on saisit le monde extérieur un peu plus fortement ». Il en est ainsi chez beaucoup de malades pour un temps malheureusement court. Pour quelques-uns il suffit (( d'une belle matinée ou d'un beau temps » pour dissiper les gênes et les obsessions « que le soleil me rie et me voilà honnête homme ». On verra dans l'étude de l'évolution l'influence remarquable de cerhiins états comme la grossesse et la fièvre : ce sont toujours des excitations qui déterminent ces instants clairs.