‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 263 sur 380 · F^UENGES QUI DÉTEHMINENT L'ÉLÉVATION DU NIVEAU MENTAL · texte numérisé non relu

F^UENGES QUI DÉTEHMINENT L'ÉLÉVATION DU NIVEAU MENTAL

de mon engourdissement, c'était bon signe ». Après des séances véritablement convulsives qu'on peut exciter chez elle, en dirigeant ses efTorts elle est comme transformée, elle sort et elle .igit le reste de la journée sans hésitation. Il en est de même chez les malades atteints de dromomanie ou de ludomanie et qui sont poussés à marcher indéfiniment ou à abuser d'un sport quelconque. Comme je l'ai montré, ces exercices ont été des remèdes pour leur dépression et ces malades se sentaient remontés après avoir marché ou canoté et c'est précisément à cause du bien-être qu'ils déterminaient, que ces marches et ces sporls sont devenus l'objet d'un désir passionné comme l'alcool ou la morphine*.

Il en résulte que les malades réclament eux-mêmes certains genres de traitement bizarre. Quand j'avais essayé d'hypnotiser Lise, je lui avais suggéré des contractures, pour vérifier son état. J'ai remarqué bien souvent que les contractures présentées par elle n'avaieat rien de réel et ne ressemblaient pas aux contractures hystériques provoquées dans les mômes conditions : le sujet restait toujours maître de défaire ses contratures quand il le voulait et en somme il ne maintenait la position du bras ou de la jambe que par bonne volonté, par désir d'obéir et de faire réussir un traitement. J'étais donc disposé à considérer ces contractures comme insignifiantes, je fus surpris de voir que la malade les réclamait et. disait s'en trouver fort bien : il lui fallait des contractures de plus en plus fortes, de plus en plus générales. En somme, comme je suis convaincu qu'il n'y avait là presque rien de suggestif, c'était elle qui par des efforts volontaires, inouïs, se raidissait tout le corps dans des positions bizarres. Elle était couverte de sueur et visiblement fatiguée de maintenir ainsi des attitudes pénibles : après de pareils travaux qui n'avaient pourtant aucun rapport à ses scrupules, elle se sentait beaucoup mieux, l'esprit plus unifié, elle avait une meilleure notion de sa personnalité et avait la tête beaucoup moins encombrée. Elle conserve le sentiment que ses spasmes ne vont jamais jusqu'au bout, ce qui est vrai d'ailleurs, mais que l'effort pour les forn;ei relève et transforme son esprit. On peut répéter l'observation sur Glaire, et on obtient les mêmes résultats.

I. On ttie pathogene.sîs of somo impulsions. Journal of abnormal psycliology de Morlon Prince, 190O, p. I.

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