Pitres et Régis, op. cil., p
2. Baillarger, Folie du doute. Archives cliniques des maladies mentales et neroeuses, Paris, 1861.
iJ-2S I.É SOLUTION
dit-il, correspond à un ai-rôt du perfectionneniont orgiiiiiqiio ; il y a à ce moment, surtout chez les femmes, une diminution dans la quantité d'acide carboniqnie éliminé qui indicjue un ralentissement de la nutrition', et il y a une prédisposition à toutes les maladies mentales. Toutes ces remarques sont fort justes et le début des règles chez la femme est bien souvent le début des phobies et des obsessions.
Depuis longtemps j'essaye de montrer qu'il ne faut pas tenir compte uniquement de la puberté physique mais qu il laut tenir compte aussi de la puberté morale qui se produit un peu plus tard. La perception des sensations nouvelles, leur assimilation à la personnalité, tous les sentiments qu'elles entraînent compliquent singulièrement l'existence morale. « Il est un âge, disais-je à ce propos, légèrement variable suivant les pays et les milieux où tous les grands problèmes de la vie se posent simultanément. Le choix d'une carrière et le souci de gagner son pain, tous les problèmes de 1 amour et pour quelques-uns tous les problèmes religieux: voilà des préoccupations qui envahissent l'esprit des jeunes gens et qui absorbent complètement leur faible force de pensée. Ces mille influences manifestent une insuffisance psycJiolo inique qui reste latente pendant les périodes moins dilllciles '. » L'augmentation du nombre des scrupuleux entre 1 6 et 20 ans semble confirmer ce rôle que je donnais autrefois à la période de la puberté morale, c'est une influence un peu plus tardive qui s'ajoute simplement à celle déjà considérable de la puberté physique.
Cependant il ne faut pas oublier notre remarque préalable, c'est qu'il est très dilïicile de fixer l'âge du début et qu'il est très facile en tenant compte des troubles des sentiments, de la volonté, de l'émotivité, de le faire remonter dans certains cas plus haut que je ne lai lait. C'est là évidemment ce qui explique les divergences que j'ai notées.
4. — Les conditions physiques déterminantes. Quelle que soit I importance de la prédisposition héréditaire,