Azam, Reuue scientifique, i8yi, I, p. 6i
2. On m'a reproché d'avoir employé cette expression de « manie mentale « parce que le mot de « manie » est déjà employé dans un autre sens quand on parle do « manie aiguë ». J'avoue que je ne comprends pas bien l'intérêt de cette critique : !a confusion entre les deux sens du mot ne me parait guère possible et il suffira dans tous les cas où le sens pourra être douteux d'ajouter l'épi thète « mentale » qui n'a jamais été accolée à l'expression de « manie aiguë ».
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conviction complète, à une décision unique, mais il continue indéfiniment à osciller entre deux termes. Cet état de doute que Montaigne appelait un mol oreiller pour les têtes bien faites devient pour les tètes de nos malades un instrument de torture. Si la manie porte sur des idées, des représentations elle prend la forme de manie du doute ou de l'interrogation, si elle porte sur des actes elle devient la manie de la délibération ou de l'hésitation.