Lelvillc, articles « tics » du Dictionnaire de Jaccoad
3. Brissaud, Tics et spasmes clonicjues de la face. Leçons à la Salpètrière, 8 décembre 1898. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, 25 janvier 1894. — Contre le traitement ctiirurgical du torticolis mental. Revue neurologique, 3o janvier 1897.
!i. Bompaire, Le torticolis mental. Thèse, Paris, 1894.
5. Popoff, Le torticolis psychique. Revue neurologique, 1900, p. 293.
6. P. Montaigne, Etude sur le torticolis mental et son traitement. Thèse, Paris,
7. E. Feindel, Le torticolis et son traitement. Xouvelle iconographique de la Salpé-
trière, 1897, n" 6. H. Meige et E. Feindel, Traitement des tics. Presse médicale, 16 mars 1901. Gazette des hôpitaux, 1 1 juin 1901. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, 20 août 1901.
8. Dubois (de Saujon). Société de Ihérapeulique, 27 mars 1901.
7iO I.K DlAd.NOSTlC KT I.K TRAITEMENT
l'éussissont tous éf^alrniciit bien, mais à une condition, c'est (\uo \o médecin par son au lorlh'. pai' son influence l'éussisse à obtcni i du sujet (les ell'oits volontaires, de I attention, des émotions môme, en un mot de 1 adaptation à une situation donnée. C'est toujours en réalité la même ovmnastif[ue tondamentale.
Si nous |)assons aux traitements de l'obsession proprementdite,, nous voyons [[utuitrelois on conseillait souvent les voyages, les distractions. Ce procédé ne me paraît pas toujours bon : souvent le psychasthénique est trop malade pour tirer un bénéfice d'un vovage, il est incapable de percevoir des objets et des situations trop variées, on risque de déterminer simplement par ce procédé de la fatigue et une augmentation de l'abaissen^ent mental. Mais quand ce procédé réussit, c'est que le sujet légèrement [atteint a été excité par la nouveauté des spectacles et a prêté aux choses une plus grande attention.
Leffrand du Saulle' note rinfliiencc heureuse du travail intellectuel, de la récitation de morceaux appris par cœur. Azam" remarque l'importance « d'une occupation quelconque qui est une des nécessités de l'existence. Faute d'aliments, l'esprit humain se dévore lui-même ». Cette thérapeutique par le travail mental échouera ou réussira suivant la façon dont elle sera comprise, elle n'a de valeur que par l'effort qu'elle exige poui: tendre l'attention.
Legrand du Saulle' parle aussi à plusieurs reprises de malades guéiis de leurs phobies en les aguerrissant peu à peu contre .la peur de l'espace. Cette thérapeutique qui habitue le.. malade à lutter contre son émotion a été reprise récemment parMM. Hartenberg et Yalentin *. Je crois que c'est toujours au fond le même traitement dirigé suivant les pi'éférences des auteurs dans tel ou tel sens; je remarque seulement qu'il n'est guère possible de demander tout de suite au malade des efforts contre sa phobie principale. On risque de n'obtenir ainsi que des phénomènes de dérivation. Après une éducation plus générale de la volonté et de l'attention, cette lutte contre la phobie deviendra une gymnastique excellente et facile.
En un mot, tous ces divers traitements rentrent dans ce que