Oddo, op. cit., Ivresse médicale,, 1899, II
3. Dubois de Saujon, Les tics. Société de thérapeutique, 37 mars 1901.
4. H. Meige et F. Feindel, État mental dos liqueurs. Prcgrcs médirai, 7 septembre
5. Ilartenbérg, Traitement d'un cas do tic sans angoisse. Revue de psychologie clinique cl thérapeutique, janvier 1899, p. 17.
nément, le remettre à plus tard et le recommencer quand il le veut (Cxuinon, .1. Noir, Brissaud).
Une preuve curieuse de cette intervention de la conscience et de la volonté ce sont les erreurs que la malade commet souvent dans l'exécution de son tic. Fous... (loi), qui a un torticolis mental, tient toujours la tête inclinée à gauche ; quand elle est distraite et préoccupée au cours d'un examen de son tic, elle se trompe et pendant une partie de la leçon tient la tête h droite.
D'autres preuves ont été empiuutées surtout par M. Ërissaud à l'étude des procédés qu'emploient les malades pour arrêter momentanément leurs tics. Dans In plupart de ces torticolis mentaux que décrivait M. Brissaud, le malade peut lui-même arrêter le tic par un truc quelconque, par un léger appui de ses doigts sur la tête ou de sa tête sur un mur. Or il est impossible d'établir ainsi une lutte entre notre main et notre tête, ou bien entre nos deux mains. L'attitude définitive qui résulte de cette prétendue lutte est une attitude acceptée, voulue par le sujet lui-même et si le malade peut arrêter son tic en appuyant la main sur le menton, c'est qu'en somme il veut bien arrêter son tic. Dans bien des cas, d'ailleurs, le sujet choisit pour arrêter le tic un mouvement qui serait absurde s'il s'agissait réellement de lutter contre lui. Une de nos malades a un tic qui rejette la tête en arrière, elle l'arrête en touchant le front avec l'index', ce mouvement devrait en réalité repousser la tête en arrière : il est simplement pour la malade l'occasion de vouloir abaisser la tête en avant.
On peut aussi signaler tous les procédés qui guérissent plus ou moins longtemps les tics. Il sulFit quelquefois d'expliquer au malade ce que c'est que son tic, comment il le fait lui-même, comment il peut l'arrêter s'il veut bien y consentir pour que le tic cesse pendant un temps plus ou moins long. Dans d'autres cas il sudit que le malade croie à l'ellicacité d'un remède, d'une pommade quelconque appliquée sur le cou ou sur le bras pour qu'il cesse au moins pendant quelque temps son mouvement absurde. Tous ces faits montrent donc que le tic n'est pas un mouvement complètement automatique mais qu'il est en grande partie un acte conscient et volontaire.
Mais pourquoi le malade i^ejit-W faire cet acte absurde ? Le plus souvent on peut dire qu'il ne le sait pas du tout, il se sent forcé