Itl., ibid., p
LES AGITATIONS KMOTIUXNELLES DIFFUSES. — LES ANGOISSES 2?l
tenait la m^me opinion quand il proposait d'englober tou»^les cas d'agoraphol)ie, de claustrophobie, de topophobie sous le titre commun «le phénomènes vertigineux'. Cette conception me paraît beaucoup plus juste que celle soutenue par Legrand du Saullo et par quelques autres auteurs qui voulaient faire de certaines de ces phobies et en particulier de l'agoraphobie des maladies distinctes. On peut facilement remarquer que les mêmes noms de malades sont cités h propos des diverses phobies : Jean en particuliei' lésa eues à peu près toutes, et quand on-le guérit de l'une, il retombe dans l'autre. La difl'érence entre une agoraphobie et une phobie du contact n'existe guère que dans des circonstances extérieures qui ont modifié l'aspect d'une même disposition psychologique fondamentale. En effet toutes ces phobies semblent constituées par deux groupes de phénomènes, l'un accessoire et variable, 1 autre fondamental et immuable. Les phénomènes accessoires sont les sensations, les perceptions, les sentiments qui provoquent un état de trouble, qui se mêlent avec lui et lui donnent un aspect particulier ; le phénomène essentiel qui se retrouve toujours c'est une perturbation de tout l'individu physique et moral désignée d'une, manière générale sous le nom d'angoisse. De même que les manies mentales nous conduisaient au phénomène de la rumination, les tics au phénomène de l'agitation motrice, de même toutes les phobies nous conduisent à l'étude de l'angoisse.