‹ Les occlusions intestinales consécutives aux opérations gynécologiquesChapitre 19 sur 27 · ETUDE ANATOMO-CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE ANATOMO-CLINIQUE

Nombreux sont les auteurs qui ont essayé de classer les occlusions post-opératoires et le plus souvent elles furent distinguées en ocelusions précoces et tardives.

Nous remarquerons avec Yovanovitehk qu'il faut cependant distinguer deux variétés dans les occlusions précoces, -à savoir: celles qui sont imméd'ates et celles qui sont précoces à proprement parler.

Aussi, opposerons-nous avec cet auteur:

1° Les occlusions post-opératoires immédiates.

Elles sont rares, environ 9 p. 100; d’apparition presque immédiate, elles sont d'ordre dynamique ou fonetionnel et consécutives À une cause infectieuse, elles présentent des lésions d’ordre inflammatoire. Le plus souvent les anses intestinales augmentées de volume se coudent et ce facteur mécanique complète l’occlusion:

Cliniquement, le début remonte à quelques heures seu: lement après l'intervention. Il est extrèmement insidieux et vient le plus souvent se mêler aux accidents simples de parésie post-opératoire auxquels il fait suite sans démarcation.

L'évolution est souvent si rapide, dans certains cas, que l'intervention est impuissante à l’arrêter.

9, — Les occlusions post-opératoires précoces,

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Ce sont évidemment les plus fréquentes: 52 p. 100. . D’après Yovanovitch, leur maximum de fréquence serait au cours de la deuxième semaine; plus rares au cours de la première semaine; elles sont exceptionnelles au cours des troisième et quatrième semaines. Forgue et Massabuau estiment que cet accident apparaît le plus fréquemment dans les 8 à 15 jours qui suivent la laparatomie.

Ces occlusions sont le plus souvent mixtes, à la fois dynamiques par la paralysie des anses intestinales due à des lésions nuero-musculaires de la paroi et mécaniques par suite de la présence d’adhérences rapidement constituées.

Leurs signes cliniques sont plus francs et plus nets que précédemment. Sans vouloir nous exposer à des redites, nous pensons utile de décrire rapidement ce tableau clinique.

La malade présente des éructations avec dyspnée et coliques et se plaïnt d’une striction exercée par son pansement. À l’examen il existe du ballonnement, et devant une température normale, un pouls encore bon, on pense à de l’atonie intestinale post-opératoire.

Mais plus ou moins rapidement apparaissent les vomissements, l’exagération progressive du ballonnement et l’altération de l’état général.

« Le météorisme croissant, des crises de coliques, la concentration d’anses se durcissant sous la main posée à plat sur l’abdomen; l’absence de toute émission de gaz ou de matières, ou la simple issue de quelques débàcles partielles qui ne modifient pas la situation; le

ventre demeurant peu douloureux, le pouls et l’état \

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