XV. Tahle des matières du Tome XXI
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EXTRAIT DK8 ArchÎTes des Sci^o^s physiques et natarelles
QuAthéme période, t. XL — Avril 1901.
LES OCÉANS SISMIQUES * .v;
PAR F. DE HONTESnCB DK BAIXORB
(Avec Ift planche V.)
On donne dans cette monographie la description sis • mique des océans et de quelques îles océaniennes, qui n'ont pu être comprises dans les Indes néerlandaises, les Philippines ou les colonies anglaises ou espagnoles.
Là, se termine sur uii plan uniforme et au moyen d'une même mesure numérique de la sismicité, la description sismique complète du globe, et, c'est en grande partie grâce à l'accueil que les Archives des sciences physiques et naturelles de Genève n'ont cessé, depuis plus de 1 2 ans, de faire à cette série de monographies, qu'a pu être menée à bien une œuvre aussi longue. Le moment est donc bien venu d'en remercier ses lecteurs et sa direction, et le meilleur moyen d'y parvenir sera d'entrer résolument dans la voie qu'ont préparée ces fastidieuses descriptions, à savoir a d'en déduire les différences de structures géographiques et géologiques caractérisant les régions stables ou instables, et par suite de tenter, comme conclusion finale, d'expliquer les causes du phénomène appelé séisme ».
Il faut toutefois observer que la première période de
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2 LES 0C^/(N9! I^ISMIQUES.
ces recherches ne.jÇiut -être considérée comme définitivement close^^Mïippdrt constant de documents nouveaux, ea;'el6pk du nombre énorme de ceux mis en œuyre,^ajjfth{ permis et devant permettre presque indéfiiiinVent d'améliorer, au moins dans une certaine me- •$pfe', sinon toutes ces monographies, du moins certai- *nes d'entre elles; il s'en faut en effet de beaucoup que la sismologie de toutes les parties de la surface terrestre soit également bien connue, et déjà deux régions, le Mexique et les Philippines, ont dû être refaites a nouveau, tandis que bientôt viendra le tour de la Suisse, des Alpes orientales, de l'Angleterre, de l'Italie et des pays Scandinaves. Cela tient aux progrés sans cesse croissants des études sismologiques sous la forme d'observatoires spéciaux, de sociétés sismologiques, eiCa , eiCa
Les tremblements de terre à la surface des mers et des océans se présentent dans des conditions toutes spéciales. D'abord ils ne sont observables que lorsque les hasards de la navigation ont amené juste au moment précis un navire dans l'aire, généralement très petite, de l'action d'un séisme, et par beau temps, sinon le phénomène passe inaperçu. Celui-ci donne le plus souvent lieu à la sensation que le navire a touché; et il a fallu vérifier la fausseté de cette supposition, soit au moyen d'un sondage que le personnel naviguant aura naturellement opéré, soit par la constatation du fait qu'à la position correspondante ne se trouvent que des bas fonds bien avérés. Aussi ne faut-il pas s'étonner que des tremblements de terre sous-marins aient fait croire à l'existence d'écueils jusque là inconnus ou à l'apparition de récifs nouveaux, ou même de volcans
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sous-marins, dernier cas qui s'est réellement produit assez souvent, mais dont l'étude ne rentre pas dans le «adre de ce travail, d'ordre exclusivement sismique.
Le nombre relativement considérable de séismes sous-marins bien constatés montre qu'en définitive la surface terrestre immergée est, autant que celle émergée, sujette aux accidents sismiques et que le fonds des mers a ses régions stables et instables.
Au voisinage des côtes, les navires peuvent ressentir des séismes d'origine terrestre, ou dont Tépicentre se trouve bien sous mer mais à proximité du littoral. Cela se présente notamment au Chili, au Pérou et au Japon. Ces surfaces marines côtières instables ne sont que le prolongement des régions instables émergées, et leur description n'a point sa place ici, mais bien seulement dans la monographie terrestre correspondante.
Les tremblements sous marins n'étant le plus souvent signalés que par un seul navire, il est impossible d'avoir une indication, même vague, sur la position exacte de leur épicentre. On se rappellera seulement que les aires ébranlées sont généralement extrêmement petites.
On a soigneusement éliminé les séismes ressentis simultanément sur terre et sur mer.
Une difficulté d'un autre ordre se présente ici, à savoir la distinction à faire entre les vagues sismiques produites par les tremblements de terre et les vagues extraordinaires appelées « Tide-rips ». Celles-ci ont une origine encore assez mystérieuse, encore qu'il serait assez rationnel de les supposer sismiques, car elles donnent aux navigateurs à peu près la même sensation que les séismes sous-marins ; celles-là sont manifeste-
ment produites par des tremblements de terre pins ou moins lointains, et elles peuvent se propager à des distances énormes, à travers toute l'immensité du Pacifique par exemple et même tout autour de la surface terrestre liquide, telle la vague de l'explosion du Krakatoa. A proximité du centre d'ébranlement, elles peuvent occasionner d'énormes dégâts.
E. Kudolph a puhMé (Beitràge zur Geophysik;!, 1 33- 365 ; II, 537-667 ; III, 273-337) une étude magistrale sur les tremblements de terre et les éruptions volcaniques dont les océans ont été le théâtre ; ce travail a grandement servi à l'élaboration de cette monographie^ mais par suite de la différence des points de vue et des documents consultés, il n'y a pas double enriploi, comme on pourra s'en convaincre facilement. Il était bon de le dire ici, ne fut-ce que pour rendre justice à ce savant.
Quelle riche moisson de tremblements sous-marins ne pourrait-on pas recueillir en dépouillant les innombrables journaux de bord accumulés dans les archives maritimes de tous les pays ?
Cette étude comprend trois parties relatives aux océans Pacifique, Indien et Atlantique.
Le méridien de Greenwich y a été seul employé.