‹ Les oculistes gallo-romains au 111e [troisième] siècleChapitre 1 sur 25 · A MONSIEUR SALOMON RE IN A CH · texte numérisé non relu

A MONSIEUR SALOMON RE IN A CH

Conservateur du Musée des Antiquités Nationales à St-Gcrmain-en-Laijc.

Les écrits des Oculistes Gallo-Romains ne sont pas arrivés jusqu à nous. Nous y avons perdu . Si rudimentaire que fût la science de nos lointains confrères , si naïve que fût leur pratique , l’éclipse de l’expérience si laborieusement acquise par eux , au cours des siècles , laisse dans l histoire de notre art une regrettable lacune. L’élude de leurs cachets , / a comblée en partie , elle nous a fait connaître leur thérapeutique médicale , mais sans rien nous révéler de leur thérapeutique chirurgicale. Le style lapidaire peut , en deux mots, nous dire et le nom de la maladie qu’il s’agit de combattre et celui du remède qu’il lui faut appliquer , mais il ne se prêle pas à la description d'une opération.

La chirurgie oculaire des Gallo-Romains devait-elle rester un mystère ?

En nous rendant les cachets dont les oculistes marquaient leurs collyres , la terre , après seize siècles d’enfouissement , nous a rendu leur arsenal chirurgical. Dans les riches galeries des Musées de St-Germain et du Puy s’étalent les instruments des oculistes du IIIe siècle et ces témoins de la chirurgie antique racontent à ceux qui les interrogent les usages auxquels on les destinait et les opérations qu’ils servaient à pratiquer. Par l’étude de ces instruments je me suis efforcé de reconstituer la chirurgie qu'ils représentent. La tache était ardue. Vous avez bien voulu m’aicler à l'accomplir. J’ai tenu à vous en remercier en inscrivant à la première page de ce livre , un nom que vos travaux ont tant honoré.

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