II. Cadences suspendues
> * U y en a de bien des sortes , qui toutes ont
[Ml i» beaucoup de grâce. Le lecteur en remarquer*
» assez de lui-même h différence.
• . . . Tumidusque novo przcordia regno mn. 1. 9, Ibat et ingcnti , &c. V *
Nonne vides } curn prscipiti certamine catnpum Géor. 1. j
v. IOJ.
Corripuere j ruuntquc effusi carcere curfus.
Géor. 1. x . ..... Et frustra ictinacula tendens v. 513.
Tertur equîs auriga , neque audit currus habcnas. Àc velut in somnis oculos ubi 1 .m guida pressit Kocte quies, nequicquam avidos extendere cursus Velle videmur, et in mediis conatibus aigri •Succidimus.
» Ces deux derniers exemples suffiraient seuls 9» pour faire sentir aux jeunes gens la beauté des » vers. Cette cadence suspendue , fertur equis auto rigà , ne marque-t elle pas d'une manière mer- » veilleuse le cocher courbé et suspendu sur se$ » chevaux ? ( * ) Et cette autre cadence velle vide»
(*) Il falloitque M. Roi lin fût bien convaincu de l'Harmonie imhative de la Poésie, pour en trouver dans cet endroit. Son observation ne se senc-clle pas un peu trop de la passion extrême qu'il avoit de développer les beautés des Auteurs anciens ? Et qu'eût-on dit de nous , si noua nous étions permis dépareilles assertions?
* mur , qui arrête le vers dès le commencement , » et le tient comme suspendu , n'est-elle pas bien » propre à peindre les vains efforts que fait un » homme endormi , pour marcher.