‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 101 sur 355 · Comme il en avoit l'habitude · texte numérisé non relu

Comme il en avoit l'habitude

ÉPITRES. Ml

Que Dieu vous croisse encores plus prospère ! *

Dieu gard Fraiiçoys, vostre cher filz et père, Le plus puissant en armes et science, Dont ayez eu encor expérience.

Dieu gard la royne, Eléonor d'Austriche, D'honneur, de sens et de vertuz tant riche.

Dieu gard du dard mortifère et hydeux Les filz du roy. Dieu nous les gard tous deux! 0 que mon cueur est plein de dueil et d'ire , - De ce que plus les trois je ne puis dire ! •'

Dieu gard leur sœur, la Marguerite * pleine De dons exquis. Ha! royne Magdeleine,^ Vou^ nous lairrez ; ^ bien vous puis , ce me semble , Dire Dieu gard et adieu tout ensemble.

Pour abréger : Dieu gard le noble reste Du royal sang, origine céleste.

Dieu gard tous ceulx qui pour la France Veillent Et pour son bien combatent et conseillent.

Dieu gard la Court des dames, où abonde Toute la fleur et l'éliste du monde.

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