‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 111 sur 355 · Qu'il dût revenir de son exil · texte numérisé non relu

Qu'il dût revenir de son exil

Sans pitié ce bon roy Françoys , Et le paingnois en ton cerveau Aussi tigre que tu es veau.

C'est pourquoy les cornes dressas.

Et quand tes escriptz addressas Au roy, tant excellent poëte.

Il me souvint d'une chouette Devant le rossignol chantant, Ou d'un oyson se présentant Devant le cygne pour chanter.

Je ne veulx flatter, ne vanter, Mais certes monsieur auroit honte De t' allouer dedans le compte De ses plus jeunes apprentifz.

Venez, ses disciples gentilz, Gombatre ceste lourderie :

Venez, son mignon Borderie,- Grand espoir des muses haultaines ; Rocher, faictes saillir fontaines,* Lavez tous deux aux veaulx les testes ! Lyon,^ qui n'est pas roy des bestes Car Sagon l'est, sus, hault la pâte," Que du premier coup on l'abbate!

Sus, Gallopin, qu'on le gallope , Redressons cest asne qui chopi>e, Qu'il sente de tous la poincture!

Et nous aurons Bonadventure , ^ A mon advis, assez sçavant Pom- le faire tirer avant.

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