‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 114 sur 355 · Voici le huitain auquel Marot fait allusion · texte numérisé non relu

Voici le huitain auquel Marot fait allusion

Tu dis , Marot , par tes raisons Qui ne valent le publier Que , quand allons par les maisons , Disnons sans bource deslier.

D'un cas je te veulx supplier Puis que tu n'as argent en pouppe Comme moy rends toy cordelier Tu disneras comme je souppe.

Marot, jouant sur ces rimes, veut dire qu'au lieu de parler d'argent en poupe, l'auteur auroit dû se bornera dire qu'il étoit ivre comme une souppe.

Achapperon.^ Non, ne bougez,

Pour le vaincre rien ne forgez.

Laissez cest honneur et estime

A la dame Anne Philétime,

De qui Sagon pourroit aprendre ,

Si la peine elle daignoit prendre

De l'enseigner. Trembles-tu point,

Coquin , quand tu oys en ce poinct

Hucher tant d'espritz, dont le moindre

Sçait, mieulx que toy, louer et poindre!

Je laisse un tas d'yvrongneries Qui sont en tes rithmasseries , Comme de tes quatre Raisons, - Aussi fortes que quatre oysons; De ces deux sœurs Savoysiennes , Que tu cuydois Parisiennes ; ^ Et de mainte autre grand follie Dont il n'a grand mélancolie.

Mais certes il se deult gramment ^ De t'ouyr irrévéramment Parler d'une telle princesse Que de Feirare la duchesse , Tant bonne, tant sage et bénigne.

0 quantes foys en sa cuysine Ton dos a esté souhaitté

1. Comme celles qui sont sur le bonnet des Fols, de mère Folle, du Prince des Sotz , etc.

2. Le Coup d'Essai de Sagon étoit terminé par un chant royal, dans lequel il réfutoit par quatre raisons naturelles toute la doctrine de Luther.

3. Kpislre par François Sagon, secrétaire, aux deux sœurs de Clément Marot, pour confuter celle qu'il leur avoit envoyée, parlant fainctement de charité et d(^ foy.

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