‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 172 sur 355 · DE CELIIV QUI NE PENSE QU EN SAMYE · texte numérisé non relu

DE CELIIV QUI NE PENSE QU EN SAMYE

Toutes les nuyctz je ne pense qu'en celle Qui a le corps plus gent qu'une pucelle De quatorze ans, sur le poinct d'enrager: Et au dedans un g cueur, pour abréger, Autant joyeux qu'eust oncques damoyselle.

Elle a beau tainct, ung parler de bon zèle,^ Et le tétin rond comme une grozelle; iN'ay-je donc pas bien cause de songer Toutes les nuictz ?

Touchant son cueur, je l'ay en ma cordelle,- Et son mary n'a sinon le corps d'elle. Mais toutesfois, quand il vouldra changer, Prenne le cueur; et, pour le soulager, J'auray pour moy le gent corps de la belle Toutes les nuictz.

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