‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 186 sur 355 · Anne de Montmorency · texte numérisé non relu

Anne de Montmorency

2. Nous avons vu plus haut une ballade sur cette même donnée.

AU ROY

Tandis que j'estois par chemin , L' estât sans moy print sa closture ; Mais, Sire, ung peu de parchemin M'en pourra faire l'ouverture.

Puis le Trésorier dit et jure , Si du parchemin puis avoir.

Qu'il m'en fera, par son sçavoir.

De l'or. C'est une grand practique,^ Et ne l'ay ehcores sceu veoir Dans les fourneaux du Magnifique.-

A PIERRE VUVARD.

Ce meschant corps demande guérison , Mon frère cher, et l'esprit au contraire Le veult laisser comme une orde^ prison : L'ung tend au monde et l'autre à s'en distraire. C'est grand pitié que de les ouyr braire : (( Ha, dit le Corps, fault-il mourir ainsi?

— Ha, dit l'Esprit, fault-il languir icy?

— Va, dit le Corps, mieulx que toy je soubhaite.

— Va, dit l'Esprit, tu faulx* et moy aussi: Du seigneur Dieu la volunté soit faicte. »

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