A UNE DONT IL NE POVOIT OSTER SON CUEUR
Puis qu'il convient, pour le pardon gaigner, De tous péchez faire confession Et pour d'enfer l'esperit esloigner Avoir au cueur ferme contrition, Je te supply, fay satisfaction Du povre cueur qu'en peine tu retiens ; Ou si le veux en ta possession, Confesse donc mes péchez et les tiens.
A ANNE
Le cler soleil par sa présence efface Et fait fuir les ténébreuses nuicts, Ainsi pour moy, Anne, devant ta face S'en vont fuyant mes langoureux ennuis.
Quand ne te voy, tout ennuyé je suis; {}uand je te voy, je suis bien d'autre sorte. Dont* vient cela? sçavoir je ne le puis, Si n'est d'amour,- Anne, que je te porte.