‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 271 sur 355 · C'est sa coquetterie qui me fait souffrir · texte numérisé non relu

C'est sa coquetterie qui me fait souffrir

4.' Juron que l'interlocuteur fait signe de comprendre eomme s'il y avoit « elle bien plus dure de corps, » et qui amène la gaillarde réponse qui suit.

LE PREMIER

C'est signe qu'elle est bonne bague,' Compaignon.

LE SECOND

Voicy un mocqueur! .

J'entens dure parmy- le cueur; Car quant au corps n'y touche mye.

Dès que je l'appelle m'amye :

(( Vostre amye n'est pas si noyre, »

Faict-elle. Vous ne sçauriez croire Comme elle est prompte à me desdire Du tout.'^

LE PREMIER

Ainsy ?

LE SECOND

Laisse-moy dire.

Si tost que je la veulx toucher, Ou seulement m'en approcher, C'est peine * ; je n'ay nul crédict.

Et sçais-tu bien qu'elle me dit?

« Ung fascheux et vous c'est tout ung: Vous estes le plus importun.

Que jamais je veis. » En eflect J'en vouldrois estre jà deffect, Et m'en croy.

LE PREMIER

Que tu es bélistre !

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