‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 277 sur 355 · Cela est vrai pour · texte numérisé non relu

Cela est vrai pour

Entens que son amour en moy Groistra toujours avec les ans.

LE SECOND

JNe faisons pas tant des plaisants; Par tout il y a décevance.

Dequoy la congnois-tu '/

LE PREMIER

D'enfance.

D'enfance tout premièrement, La véoys ordinairement ; Car nous estions prochains voisins.

L'esté luy donnois des raisins, Des pommes, des prunes, des poires, Des pois vertz , des cerises noires , Du pain besneist, du pain d'espice, Des eschauldés , de la reclisse , De bon succre et de la dragée.

Et quand elle fut plus aagée, Je luy donnois de beaulx boucquetz, Lng tas de petits afficquetz Qui n'estoient pas de grand valeur :

Quelque ceincture de couleur Au temps que le Landit^ venoit.

Encor de moy rien ne prenoit.

Que devant sa mère, ou son père, Disant que c'estoit vitupère^ De prendre rien sans congé d'eulx.

D'huy à ung bon an, ou à deux, Luy donneray et corps et biens

1 . Cctoit une foire célèbre en Europe , qui se tenoit chaque année , au mois de juin, pendant plusieurs jours, dans la plaine Saint-Denis.

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