‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 279 sur 355 · Faveur · texte numérisé non relu

Faveur

Mais je la prends par le menton Et tout premièrement la baise.

LE SECOND

Ventre sainct gris, que tu es aise, Compaignon d'amours!

LE PREMIER

Par ce corps, Quand il fault que j'aille dehors.

Si tost qu'elle en est advertie Et que c'est loing, ma départie La faict pleurer ,comme un oignon.

LE SECOND

Je puisse mourir, compaignon.

Je croy * que tu es plus heureux Cent foys que tu n'es amoureux.

0 le grand aise , en quoy tu viz !

Mais pourquoy est-ce, à ton advis.

Que la mienne m'est si estrange,- Et quelle prise moins que fange Ma peine, et moy, et mon prochas. =*

LE PREMIER

C'est signe que tu ne couchas Encores jamais avec elle.

LE SECOND

Corps bieu, tu me la bailles belle! J'en devinerois bien autant !

Or, si* poursuyvray-je pourtant La chasse que j'ay entreprinse.

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