‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 292 sur 355 · Alors · texte numérisé non relu

Alors

A charpente!' loges de boys portables, A les rouler de l'ung en l'aultre lieu, A y semer la jonchée ^ au milieu , A radoubler treilles , buyssons et hayes , A proprement entrelasser les clayes Pour les parquetz des ouailles- fermer, Ou à tyssir, pour fromaiges former, Paniers d'osière et fiscelles de jonc, Dont je soulois (car je l'aymois adoncq) Faire présent à Héleine la blonde.

J'apprins les noms des quatre partz du monde, J'apprins les noms des vents qui de là sortent, Leurs qualitez et quel temps ilz apportent, Dont les oyseaulx, saiges devins des champs, M'advertissoyent par leur volz et leurs chantz. J'apprins aussi, allant aux pasturages, A éviter les dangereux herbages , Et à congnoistre et guérir plusieurs maulx Qui quelquesfoys gastoient les animaulx De nos pastiz.^ Mais par sus toutes choses. D'autant que plus plaisent les blanches roses Que l'aubespin, plus j'aymois à sonner i)e la musette et la feis résonner En tous les tons et chantz de bucoliques, En chantz piteux , en chantz mélancoliques , Si* qu'à mes plainctz un jour les Oréades. Faunes, Sylvans, Satyres et Dryades,

1. Les hei'bes, lavandes, romarins, etc., dont on jonchoit les salles.

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