‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 294 sur 355 · De même longueur · texte numérisé non relu

De même longueur

Prinsses plaisir à mon chant escouter, Comme à ouyr la marine ^ flotter Contre la rive , ou des roches haultaines Ouyr tomber contre val'^ les fontaines.

Certainement c'estoit le plus grand soing Que j'eusse alors, et en prens. à tesmoing Le blond Phébus qui me voyt et regarde , Si l'espesseur de ce boys ne l'en garde, Et qui m'a veu traverser mainct rocher Et mainct torrent pour de toy approcher.

Or m'ont les dieux célestes et terrestres Tant faict heureux , mesmement les sylvestres , Qu'en gré tu prins mes petitz sons rusticques, Et exaulças mes hymnes et cantiques.

Me permettant les chanter en ton temple, Là où encor l'y mage je contemple De ta haulteur qui en l'une main porte. De dur cormier, houlette riche et forte; Et l'autre tient chalemelle^ fournie De sept tuyaulx, faictz selon l'armonie Des cieulx , où sont les sept dieux clers et beaulx Et dénotants les sept Â.rtz libéraulx , Qui sont escriptz dedans ta teste saincte Toute de pin bien couronnée et ceincte.

Ainsi et doncq en l'esté de mes jours Plus me plaisoit aux champestres séjours

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