A propos de quoi
4. Le souci dont il a été question plirs haut, ou, en général, le besoin, la pauvreté.
J'oy d'autre part le pyvert jargonner, Sifller l'escouffle,^ et le buttor- tonner, Voy l'estourneau, le héron et l'aronde^ Estrangement voiler tout à la ronde, M'advertissants de la froide venue Du triste y ver, qui la terre desnue.
D'aultre costé j'oy la bise arriver, Qui en souillant me prononce* l'yver, Dont mes trouppeaulx, cela craignants et pis, Tout en ung tas se tiennent accropiz.
Et diroit-on , à les ouyr bélier, Qu'avecques moy te veulent appeller A leur secours , et qu'ilz ont congnoissance Que tu les as nourriz, dès leur naissance."*
Je ne quiers pas , ô bonté souveraine , Deux mille arpentz de pastiz en Touraine, Ne. mille beufz errans par les herbis Des montz d'Auvergne, ou aultant de brebis. 11 me suffit que mon trouppeau préserves Des loups, des ours, deslyons, des loucerves,' Et moy du froid, car l'yver, qui s'appreste, A commencé à neiger sur ma teste.
Lors à chanter plus Soing ne me nuyra, Ains devant moy plus viste s'enfuyra
i. Le milan.
"2. Ou galérand, oiseau do proie de la grosseur d'un héron.