‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 318 sur 355 · Maintenant · texte numérisé non relu

Maintenant

Où pour certain jamais entré n'avoye.

Mais, bien congneu suis des umbres céliques,*

Bien congneu suis des umbres angéliques,

Et de touts ceulx de la tresclaire voye'^

Où Jupiter' les desvoyez avoye.*

Bien me congneut et bien me guerdonna,^

Lors qu'à sa sœur Pallas^ il me donna :

Je dy Pallas la si sage et si belle.

Bien me congnoist la prudente Cybelle,'

Mère du grand Juppiter amyable.

Quant à Luna diverse et variable ,

Trop me congnoist son faulx cueur odieux.

En la mer** suis congneu des plus hault dieux Jusqu'aux Tritons et jusqu'aux Néréides, En terre ** aussi des Faunes et Hymnides Congneu je suis. Congneu je suis d'Orphée, De mainte nymphe et mainte noble fée , Du gentil Pan qui les fleustes manie , De Eglé qui danse au son de l'harmonie. Quant elle veoit les satyres suyvans, De Galathée et de tous les servans, Jusqu'à Tityre,*" et ses brebis camuses. Mais par sus tout suis congneu des neuf Muses ,

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