Maintenant
Où pour certain jamais entré n'avoye.
Mais, bien congneu suis des umbres céliques,*
Bien congneu suis des umbres angéliques,
Et de touts ceulx de la tresclaire voye'^
Où Jupiter' les desvoyez avoye.*
Bien me congneut et bien me guerdonna,^
Lors qu'à sa sœur Pallas^ il me donna :
Je dy Pallas la si sage et si belle.
Bien me congnoist la prudente Cybelle,'
Mère du grand Juppiter amyable.
Quant à Luna diverse et variable ,
Trop me congnoist son faulx cueur odieux.
En la mer** suis congneu des plus hault dieux Jusqu'aux Tritons et jusqu'aux Néréides, En terre ** aussi des Faunes et Hymnides Congneu je suis. Congneu je suis d'Orphée, De mainte nymphe et mainte noble fée , Du gentil Pan qui les fleustes manie , De Eglé qui danse au son de l'harmonie. Quant elle veoit les satyres suyvans, De Galathée et de tous les servans, Jusqu'à Tityre,*" et ses brebis camuses. Mais par sus tout suis congneu des neuf Muses ,