I. Changer
Tous ceulx qui habitent En ce monde icy.
Car luy seul , sans autre puissance , Forma leurs cueurs telz qu'ilz les ont; C'est luy seul qui a congnoissance Quelles toutes leurs œuvres sont.
Numbre *de gensdarmes
En assaulx, n'allarmes
Ne saulvent le Roy ;
Bras ny hallebarde ,
L'homme fort ne garde
De mortel desroy.
Celluy se trompe , qui cuyde * estre Saulvé par cheval bon et fort; Ce n'est point par sa force adextre Que* l'homme eschappe en dur effort.
Mais l'œil de Dieu veille
Sur ceulx, à merveille,
Qui de voulunté
Craintifz le révèrent.
Qui aussi espèrent
En sa grand bonté.
A fin que leur vie il délivre.
Quand la mort les menacera.
Et qu'il leur donne dequoy vivre Au temps que famine sera.
1, Suppose.
Que doncques nostre âme
L'Éternel réclame ,
S' attendant à luy;
Il est nostre addresse,*
Nostre forteresse,
Pavoy et appuy.
Et par luy grand resjouyssance Dedans noz cueurs tousjours aurons, Pourveu qu'en la haulte puissance De son nom sainct nous espérons.
Or ta bonté grande
Dessus nous s'espande,
Nostre Dieu et roy,
Tout ainsi qu'entente,
Espoir et attente
Nous avons en toy!