Sentier
Et si quelcun prisonnier le ramène, La mère, lors, envers luy plus humaine Luy donnera, pour plus son cueur aiser. Quelque autre don par dessus le baiser, ïoy qui iras,* à fin que par tous lieux Ce faulx garson puisses congnoistre mieulx, Je t'en diray vingt enseignes et taches Que finement fault qu'en mémoire caches. Blancheur aucune en luy n'est évidente.
Son corps est tainct de rougeur tresardante. Ses yeulx perçantz qui de travers regardent Incessamment estincellent et ardent; Et son penser cauteleux et frivolle Jamais ne suyt sa doulcette parolle.
Certainement le son de sa faconde Passe en doulceur le plus doulx miel du monde ; Mais le droict sens et la cause effective Correspond mal à sa voix déceptive.
Si en cholère il se prend à monter, Il porte un cueur impossible à dompter; Et de son bec il sçait, tout au contraire. Tromper, séduire et en ses laqz attraire Les cueurs rempliz d'aspre sévérité.
Sans que jamais confesse vérité.
Certes il est enfant plein de jeunesse, Mais bien pourveu d'astuce et de finesse. Souvent se joue et faict de l'inscient,- Mais en jouant tasche à bon escient Faire son cas. Sur son dos, oultreplus.