‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 42 sur 355 · Rampante, basse · texte numérisé non relu

Rampante, basse

ÉPITRKS. 41

Pour ceulx qui congnoissent ma veine :

Il est ung petit mal rimé, Et la raison en est bien vaine.

Et en cela plus sotz que fins Vous vous monstrez appertement; Car, pour bien venir à voz fins, Besongner falloit aultrement.

Si parlé eussiez seulement De six,* qui hayne m'ont voué, On vous eust creu facilement, Et j'eusse le tout advoué.

Mais ung chascun juger peult bien Que parler ne vouldrois des femmes Qui ne m'ont offensé en rien.

Et qui n'eurent jamais diffames.

Et puis vous y meslés les dames Qui sçavent que suis leur servant; C'est tresmal entendu vos games.

Pour mettre voz chantz en avant.

Bien ne mal n'ay voulu escrire De tant honnestes damoyselles.

Et quand d'elles vouldrois rien dire, Je ne ferois point faulx libelles; Plus tost leurs louenges tresbelles Diroys en mon petit sçavoir.

Pour acquérir la grâce d'elles.

Que chascun mect peine d'avoir.

Dames, où n'y a que reprendre Et qui tenez l'honneur trescher, A moy ne vous en vueillez prendre,

1. Si vous m'eussiez fait parler seulement contre six femmes, etc.

Oncques ne pensay d'y toucher.

Vueillez-vous doncques attacher Aux meschans et sotz blasonneurs/ Qui n'ont sceu comment me fascher, Sinon en touchant voz honneurs.

De tigne^ espesse de six doigts, D'un œil hors du chef arraché , De membres aussi secz que boys, D'un nez de fins clous attaché, De tout cela soit entaché, Qui d'aultres Adieux^ a faict naistre!

Quand il sera ainsi marché* Il sera aysé à congnoistre.

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