A LYON JAMET DE SANSAY EN POICTOU
Je t' envoyé un grand million De salutz , mon amy Lyon ; S'ils estoient d'or, ilz vauldroient mieulx; Car les Françoys ont parmi eulx Tousjours des nations estranges.
• Mais quoy? nous ne povons estre anges; C'est pour venir à l'équivoque; Pource qu'une femme se mocque, Quand son amy son cas luy compte.
Or, pour mieulx te faire le compte :
A Romme sont les grands Pardons; Il fault bien que nous nous gardons De dire qu'on les appetisse;* Excepté que gens de justice Ont le temps après les chanoynes.
Je ne vey jamais tant de moynes, Qui vivent et qui ne font rien.
L'empereur est grand terrien,
1. Nous donnons cette épître, à cause du grand bruit qu'elle fit en son temps, à cause surtout de l'élégance et de la vivacité du style. Nous la donnons, on en comprend la raison, sans commentaire.