Impétrer, obtenir par une prière
Mais, Monseigneur, ce que demander j'ose De quatre pars ^ n'est pas si grande chose. Ce que je quiers et que de vous espère. C'est qu'il vous plaise au Roy, vostre cher père, Parler pour moy, si bien qu'il soit induict A nie donner le petit saufconduict De demy an que ^ la bride me lasche , Ou de six moys , si demy an lui fasche ; Non pour aller visiter mes chasteaulx, Mais bien pour veoir mes petis Marotteaulx Et donner ordre à un fais qui me poyse ; ^ Aussi affm que dire adieu je voyse"* A mes amys et compaignons vieux.
Car vous sçavez (si fais-je^ encores mieulx) Que la poursuyte et fureur de l'affaire Ne me donna jamais temps de ce faire.
Aussi affin qu'encor un coup j'acole La Court du roy, ma maistresse d'escolle. Si^ je voy là mille bonnetz ostez; Mille bons jours viendront de tous costez , Tant de Dieu gars!'' tant qui m'embrasseront! Tant de salutz qui d'or" point ne seront! Puis ce dira, quelque langue friande : ■'