XIV INTRODUCTION
Le monument que Georges Guiffrey avait médité d'élever au plus français des poètes de la Renaissance ne demeurera pas inachevé. Conservés par les soins pieux de sa veuve, tous les documents amassés par Georges Guiffrey nous ont été remis, et nous nous efforcerons de terminer, grâce à leur secours, la publication des Œuvres de Marot, en suivant la même méthode que celle employée pour les volumes déjà parus.
Ainsi qu'il est dit plus haut, ce premier tome était entièrement écrit. Notre tâche fut seulement de revoir certains chapitres restés incomplets, soit parce que leur auteur se proposait d'y revenir et n'en eut pas le temps, soit parce que de nouvelles découvertes concernant Marot ont été faites depuis 1887 (par exemple le manuscrit de Chantilly, exhumé par M. Gustave Maçon, et
eut trois frères et deux sœurs. Georges Guiffrey avait épou- II était l'aîné. Deux de ses sé,lei2décembrei86i,MUeMafrères et une de ses sœurs rie-Alice Prévost, dont il eut, moururent jeunes. Son der- en i863, une fille, Geneviève, nier frère, Jules Guiffrey, né laquelle devint, en 1893, la le 29 novembre 1840, a été ad- femme de M. Henri Durand ministrateur de la manufac- de Villers, fils et frère de géture des Gobelins de 1893 à néraux de cavalerie. 1908; il devint membre libre Georges Guiffrey était, dede l'Académie des beaux-arts puis 1879, sénateur du déparen 1899. La sœur survivante tement des Hautes-Alpes, qui avait épousé un officier, le gé- l'avait élu conseiller général néral Bignon, mort en octobre dès i858. Il avait reçu en i863 1895, peu de mois après sa la croix de chevalier de la Léfemme, gion d'honneur.