‹ Les œuvres de Hugues de Saint-VictorChapitre 37 sur 39 · XIII. De assumpta D. Maria Virginc sermo · texte numérisé non relu

XIII. De assumpta D. Maria Virginc sermo

On ne conteste pas rauthenticité de cet opuscule ; les manuscrits (1) et les anciens catalogues paraissent l'attribuer tous à Hugues de Saint-Victor. Mais ce n'est i)as un sermon; c'est une amplific.ilion du genre le plus mystique. Dans les n"' 323 de l'Arsenal, 'lOo de la Mazarine et 301 de Troyes, il est intitulé Canli' cw»i. Vincent de Beauvais et Jean de Trilenheim le désignent ainsi : Super Tota pulchra es. Tota pulchra es, arnica mea ; ce sont les premiers mots du le.xto que l'auteur paraphrase.

Ici finit l'édition dont nous avons entrepris la censure. Nous l'avons entreprise dans un sentiment de profond respect pour la mémoire d'un écrivain soigneux de son style, toujours élégant, souvent ingénieux, qu'on ne doit pas confondre avec les plats ou

(1) BihI. nai. lai., n»» 2527, 25GC; Arsenal, n» 323; Mazarine, 405; Troyes, n« 301 ; 0.xford, coll. de Jésus, n« 11.

pompeux diseurs de riens dont le nombre fut si grand parmi les clercs de son temps.

L'authenticité des ouvrages attribués à l'illustre écolâtre était depuis longtemps une question pleine d'embarras pour les historiens. On avait recueiUi des présomptions et même des preuves contre plusieurs de ces attributions, et de là s'étaient élevés des doutes légitimes sur l'ensemble et les diverses parties de la collection formée par les chanoines de Saint- Victor. Si nous avons proposé d'enlever à cette collection un certain nombre d'écrits jusqu'alors réputés authentiques, nous croyons avoir démontré que plusieurs autres, contestés à notre docteur, lui doivent être rendus. On avait aussi beaucoup grossi la liste de ses ouvrages inédits. Nous l'avons considérablement réduite, et néanmoins nous avons fait connaître plusieurs opuscules qui sont demeurés dans les manuscrits, ignorés ou négligés par tous les éditeurs. Quand on n'admettrait pas toutes nos conclusions, on serait, pensons-nous, convaincu que l'histoire littéraire du XII* siècle n'est pas achevée, qu'elle offre encore des points bien obscurs, et qu'il est, en conséquence, très imprudent de juger un auteur de ce temps-là sur tout ce qui a été copié ou même imprimé sous son nom.

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