LES (IKI VUES I)K
taire diilerent (l). Il y a là dos poinls obscurs (jue nous allons essayer d'éclaircir.
El d'abord nous nous empressons de venir au secours des gens que l'on accuse. Si les éditeurs ont laissé dans les manuscrits les commentaires dont nous venons de reproduire la liste, ils ont sagement fait. Le premier, sur le Cantique des Cantiques, commençant par I)eu,s in (jradibus cjus cognuscetur, est do Hugues de Saint-Cher; le second, sur la Sagesse, commençant par Fiii, concicpiscens sapienliam, est du même; le troisième, sur TEcclésiaslique, commençant par Summi régis palatium, du même encore, ainsi que l'attestent beaucoup de manuscrits et avec eux les doctes bibliograpbes de Tordre de Saint-Dominique, Quétif et Échard (2). On le voit, les auteurs de 17//6toire littéraire se sont laissé tromper par un catalogue dont ils auraient dû contrôler le témoignage avant de se porter accusateurs, (juant au commentaire d'Alcobaça, qui commence par Ad prœsens ego, proul xlas mea jam veniens in senium proteslalur, nous ne savons à ([ui le restituer. Il n'est pas plus du caustique cardinal que du tendre prieur. Voilà ce qu'on peut tenir pour certain.
Il est vrai néanmoins que le prieur a commenté le Cantique des Cantiques. Ce renseignement nous est fourni par l'auteur du l'un des deux catalogues insérés dans le Bullelin des Comités (3), par Jean de Tritenheim et par Sixte de Sienne, qui donnent l'un et
(1) Comment, de Alcohacbibliotli., p. "2.
(2) Script, uni. Prxdic, t. I, p. 200.
(3) Année 1851, p. 18C.
l'autre les premiers mots de ce commentaire : In principio laboris. II était à la bibliothèque de Vendôme, mais présentement il n'y est plus (1). On nous l'indique dans le n" 360 de Douai. Cependant cette indication est un peu vague. Est-il complètement inédit? Nous n'avons pas sur ce point de sûres informations. Il y a dans les Mélanges dix gloses sur divers passages du Cantique des Cantiques. Ces dix gloses sont peut-être des extraits d'un commentaire continu.