MADEMOISELLE DAVILLIER
ŒUVRES DE CHARITÉ
('),()()() IV. de valeurs du capital tic réserve pour soulager les misères navrantes qui l'entouraient. En l<S7l M"' Davillier mourut après avoir été pendant trente ;ms membre el présidente de l'Œuvre. Ce fut une grande perte vivement ressentie par toutes ses collègues; voici comment lune d'elles s'exprimait à son sujet à la première séance qui suivit la mort de M"'' Davillier :
« Longtemps avant d'être appelée par le vœu général de notre Comité à nous présider, Léonie Davillier en remplissait déjà les fonctions, en assumait les charges el la responsabilité, sans bruit, sans ostentation, mais avec- le dévouement modeste qui l'accompagnait dans tout ce qu'elle faisait. Lorsqu'elle lui due en 1856 nous sentîmes toutes que nous avions choisi celle qui devait être à notre tète. Son cœur droit, son jugement sain et éclairé, sa piété ferme sans exagération, sa foi vivante et simple, son activité infatigable, son commerce facile avec tous, cette bienveillance qui la faisait aimer des pauvres comme des riches, cette simplicité qui était le fond de sa nature, tous ces dons du cœur et de l'intelligence qu'elle avait reçus de Dieu abondamment, et dont elle faisait un si noble emploi, la rendaient apte à remplir la tache qu'elle a accomplie fidèlement jusqu'au jour de sa mort. Puisse le souvenir de notre amie réchauffer notre zèle et porter des fruits durables sous la bénédiction de Dieu. »
M'"° Jules Gallay fut appelée à succéder à Mllu Davillier. Tous ceux qui ont eu le privilège de connaître M""' Gallay et de l'aider dans sa grande tâche savent (pie l'on ne pouvait faire un meilleur choix. Elle unissait à une remarquable intelligence un dévouement à toute épreuve et une inaltérable bonté.
Dès 1872 Mme Gallay apporta d'utiles modifications au Règlement de la Société qui fut divisée en quatre sections : 1° Secours à domicile; 2° Comité des maisons à loyers réduits; 3" Comité de la vente; 4° Comité du travail de couture.
En 1874 une troisième maison à loyers réduits était ouverte rue Lauriston. En 1875 l'Association était reconnue d'utilité publique et 36,178 fr. étaient distribués aux indigents dans le courant de l'année.
A partir de cette époque le Comité de secours, en continuant à s'occuper surtout des veuves et des enfants, partagea la ville de Paris en neuf sections, chacune d'elles ayant à sa tête une présidente aidée par un sous-comité de daines visiteuses. Les chefs de sections se réunissent deux fois par mois pour présenter et examiner les demandes. Chaque indigent ne peut être secouru que sur le visa d'une fiche contenant les indications suivantes : noms, domicile, âge des parents et des enfants, profession, secours déjà obtenus, etc.