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MARSEILLE — SOCIÉTÉ DE BIENFAISANCE PROTESTANTE

C'est la plus ancienne des œuvres de charité de l'Eglise réformée de Marseille. Elle date de 1826. Fondée d'abord, sur l'initiative du pasteur Marion, pour procurer des vêtements aux enfants des familles pauvres fréquentant les écoles,

ŒUVRES DE CH. Mil TE

elle a progressivement étendu son action dans les divers domaines de la charité, à mesure que ses ressources ont augmenté. On retrouve son influence à l'origine de la plupart des institutions charitables dont s'honore notre Eglise : Infirmerie, Orphelinat de jeunes filles, Diaconat, Patronage des servantes, etc. Elle organise chaque année une Vente pour les pauvres, qui, après avoir produit au début 3 ou 4,000 fr. rapporte actuellement 17 ou 18,000 fr. Cette somme est repartie par les soins de la Société entre les diverses œuvres qu'elle patronne. Un tiers est réservé pour l'achat de vêlements aux indigents et le paiement de pensions d'infirmes ou d'orphelins.

La Société de bienfaisance, composée de tous les membres de l'Église qui versent une cotisation de 10 fr. par an, est dirigée par un Comité d'une vingtaine de dames. Après avoir été longtemps présidée par M""' Bruniquel, dont la mémoire restera à jamais bénie dans l'Eglise de Marseille, elle a actuellement pour présidente M""' Edmond Dobler, et pour secrétaire M""' Gustave Couve.

Parmi les autres œuvres de charité appartenant à l'Eglise réformée de Marseille, il convient de mentionner :

1° La Société des Amies des pauvres, fondée en 1854, et actuellement présidée par M"" Auguste Robert. Cette œuvre est l'auxiliaire dévouée des diaconats de l'Eglise réformée, et a pour but de travailler, de concert avec eux, au soulagement des familles pauvres. Elle comprend 18 membres actifs et ~'.\ membres honoraires payant une cotisation annuelle de 12 fr. Elle secourt en moyenne 80 ou 90 familles par an et fait surtout du bien par les visites qui sont faites à domicile, dans un esprit chrétien, par les dames sociétaires.

2° Le Comité de secours protestant. Celte Société, de création récente, composée surtout de jeunes gens protestants, et présidée par M. Claes de Peyron, consul de Suède à Marseille, s'occupe principalement de venir en aide aux familles protestantes pauvres pour le paiement de leurs loyers. Elle dispose d'un budget de 2,500 à 3,000 fr.

3° Œuvre des servantes protestantes. Cette œuvre a plus de trente ans d'existence. Fondée par Mmes Debourg, Robert, de Montricher et Rouffio, et placée actuellement sous la présidence de Mmc Mouline, elle a pour but d'offrir aux servantes protestantes un asile sûr et chrétien, de les aider à se placer honorablement, et de les soutenir par une surveillance et un patronage affectueux. Environ 1,800 jeunes filles, depuis sa fondation, ont bénéficié de ses directions et de ses soins.

4" Œuvre protestante des lavettes. Créée en IS.VJ par M"" Horace Monod,

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