‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 191 sur 326 · CASTRES — REFUGE PROTESTANT DE VIEILLARDS ET D'INFIRMES · texte numérisé non relu

CASTRES — REFUGE PROTESTANT DE VIEILLARDS ET D'INFIRMES

Trois malheureux vieillards recueillis en 1837, dans une maison délabrée, telle est l'humble origine du Refuse.

Depuis, progrès continuels : vente du premier local, achat d'un vaste enclos sur une belle avenue et inauguration en mai 1871 du nouvel établissement, qui coûta 40,000 fr. et qui peut recevoir 50 pensionnaires, hommes ou femmes, mais la moyenne des présents flotte entre 15 et 20.

Créé et gratuit pour l'Eglise de Castres, le Refuge reçoit des étrangers payants : la pension annuelle, et payable par semestre d'avance, est de 300 fr. au dortoir, 350 fr. en chambre. Le Comité de dames qui le surveille alloue, exceptionnellement, quart de bourse ou demi-bourse. Budget moyen : 4,500 fr.

Le Refuge est administré par le Conseil presbytéral de l'Eglise de Castres; les pensionnaires jouissent d'une entière liberté que l'abus seul supprime, fait qui s'est rarement produit, l'appel à la conscience et à la dignité étant presque toujours entendu.

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