‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 260 sur 326 · UNION INTERNATIONALE · texte numérisé non relu

UNION INTERNATIONALE

La France possède un Comité national chargé de travailler au développement de l'œuvre dans le pays, de pourvoir aux besoins généraux et d'entretenir des relations avec tous les membres français d'un côté, et le Bureau international de l'autre.

Les amies des différentes villes sont appelées à se constituer en Unions locales dès qu'elles sont en nombre suffisant, afin de se partager le travail imposé par les besoins de leur région, et de soutenir ou de fonder si possible des œuvres de protection.

L'Union française possède actuellement 1,000 membres environ, 50 Unions locales, 21 homes ou chambres hospitalières, 22 bureaux gratuits de placement et une agence pour le placement des institutrices ; cette dernière œuvre est dirigée par le Comité national, aidé du concours de toutes les amies.

Deux petites brochures permettent aux membres de profiter de toutes les ressources créées par l'Union : 1° la liste complète des adhérentes, au moyen de laquelle chacune peut placer celles de ses protégées qui la quittent sous le patronage d'une autre amie; 2U le livret destiné aux jeunes filles, contenant les indications et adresses de toutes les œuvres de protection, ainsi qu'une foule de renseignements et conseils utiles aux jeunes voyageuses. Les ressources financières sont fournies par les cotisations et les dons des membres ou amis de l'œuvre.

Dans le but de multiplier les forces en les unissant, l'Union cherche sans cesse à se mettre en rapport avec les autres œuvres créées en faveur de la jeunesse. La Société s'inspire des grands principes de l'amour chrétien. Elle désire puiser et renouveler constamment ses forces à la seule source qui ne tarisse jamais. En même temps, et par cela même, elle rejette bien loin d'elle tout esprit étroit et sectaire, tend une main secourable à toute jeune fille, quelle qu'elle soit, à qui ses services peuvent être utiles, et invite à travailler dans son sein toute femme ayant à cœur le bien moral de la jeunesse.

Le Comité national français a été fondé en 1884. Presque en même temps sont nés nos deux plus importants Comités locaux : ceux de Paris et de Lyon, qui ont fondé des bureaux gratuits de placement et d'autres œuvres de protection. Autour d'eux se sont groupés successivement un grand nombre d'autres Unions locales. Toute personne désirant avoir sur la Société des détails, plus circonstanciés peut s'adresser à Mme Coste, présidente du Comité national, au presbytère de l'Église évangélique, à Saint-Etienne (Loire), ou à MllB Blanc, agent général de l'œuvre, 5, rue Lafon, à Lyon.

ŒUVRES SOCIALES

UNION Cil H ETIENNE DE JEUNES GENS DE PARIS

l esl indispensable de signaler, lorsque l'on parle des Unions chrétiennes de jeunes gens, le mouvement qui se produisit d'une manière simultanée sous l'influence de l'esprit de Dieu parmi la jeunesse protestante de tous les pays; mouvement qui se traduisit d'abord par des réunions de prières sans autre but que l'édification mutuelle, pour donner naissance ensuite à des Unions organisées, comme par exemple à Londres en 1844 et à Paris en 1852.

« Nos Unions sont nées du malaise de l'inaction, dit M. Laget dans son rapport sur les Unions françaises de la Conférence de Paris de 1855. Quand on nous a appelés comme jeunes gens pour une œuvre de jeunes gens, nous nous sommes levés, heureux de pouvoir suivre nos pères sans renoncer à notre jeunesse. » Ce fut sur les conseils de M. George Williams, de Londres, avec l'appui de Mme André- Walther et le patronage de MM. les pasteurs Armand-Dclille, de Boinville, L. Bridel, Charles Cook, GrandPierre, L. Meyer, Adolphe Monod , Frédéric Monod, Napoléon Roussel, Edmond de Pressensé, Vallette et Vermeil que fut fondée l'Union de Paris.

Le 12 mars 1852, 12 jeunes gens réunis à la chapelle de la rue Royale déclarèrent leur foi et s'inscrivirent sur la liste des membres : ce furent Jean-Paul Cook, catéchiste; Joseph Gibert, étudiant en médecine ; Donat Sautter, étudiant en sciences, Max Frey, employé; Ami Develay, de l'Ecole centrale; Paul Morin, étudiant en médecine; H. Mansbendel, employé; Henri Bahut, évangéliste; Louis Allovon, évangéliste; N.-N. Allen, étudiant en médecine; J. -Louis Mercier, étudiant en médecine, et C. Gowthorp, employé. Un appartement à l'entresol est loué, 18, rue Dauphine, au nom de M. Donat Sautter, moyennant le prix annuel de 360 fr. Il fut inauguré le 6 mai 1852.

Le Comité élu se composait de J. Gibert, II. Vaïsse, Max Frey, J. -Louis .Mercier et Jean-Paul Cook, qui jusqu'à son départ pour Calais en 1859 en fut le président. Le travail de ce Comité fut considérable et ses membres se

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