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LE VESTIBULE

L'Union traversa les trois phases qui sont communes à toutes les œuvres. D'abord la période de l'organisation pleine d'entrain, celle de l'exécution et des déceptions, puis celle des progrès lents.

Fondée par des jeunes gens appartenant à des nationalités différentes, l'Union vit bientôt ses rangs compter bon nombre de jeunes gens français, et c'est sur la proposition de l'un d'eux que la Conférence générale de 1855 vota le Statut fondamental des Unions connu sous le nom de « Base de Paris ».

ŒUVRES SOCIALES

« Les Tuions chrétiennes ont pour but tic réunir dans une même association les jeunes gens <|tii regardant Jésus-Christ comme leur Sauveur et leur Dieu selon les Saintes Ecritures, veulent être ses disciples dans leur foi et dans leur vie, et travailler ensemble à étendre parmi les jeunes gens le règne de leur maître. »

L'œuvre de l'Union était missionnaire; son but était le développement religieux des jeunes gens. Ses moyens d'action consistaient en une bibliothèque et une salle de lecture ouverte tous les soirs ; des conférences, une réunion hebdomadaire de méditation le mardi soir et une assemblée mensuelle de membres consacrée aux affaires administratives et à L'édification.

En 185)}, l'Union se transporte, 14, rue de l'Ancienne-Comédie. Ami Develay propose des réunions familières, et en 1854 il est chargé de trouver un local sur la rive droite de la Seine pour une œuvre spéciale parmi les employés de commerce. A cette époque commence la publication de la Correspondance fraternelle, qui plus lard devient le Bulletin de l'Union chrétienne de jeunes gens, et en 1880, V Espérance, organe officiel des Unions chrétiennes.

Il faut signaler la grande part prise par l'Union de Paris à la formation des Unions françaises et son influence prépondérante sur la marche des dites Unions.

En prévision de l'Exposition universelle et de la Conférence générale, l'Union se transporte en 1855 rue Jacob, 6, où elle réside jusqu'en 1865. De nouvelles réunions religieuses sont organisées en anglais et en allemand; des réunions de chant et des réunions d'édification ont lieu dans l'après-midi du dimanche. Il se manifesta dans ces dernières réunions, en 1864, un réveil qui les supprima de fait, onze des habitués s'étant décidés à étudier la théologie pour se consacrer au saint ministère. On vote le principe d'admettre des membres associés. M. II. Vaïsse propose la location d'une maison pour y recevoir exclusivement des membres de l'association. On s'occupe d'un service de placement pour les membres sans travail. On reconnaît la nécessité d'un agent itinérant pour l'œuvre générale. Comme on le voit, pendant cette période s'agitèrent bon nombre des idées qui ont fini par s'imposer.

A signaler, de 1859 à 1862, le succès des Conférences données au Cercle des Sociétés savantes, quai Malaquais, par MM. Bersier, Dhombres, de Pressensé, Paumier et Rognon, et plus tard, en 1864, à la salle de la Société d'Encouragement, rue Bonaparte, par M. de Pressensé, sur « la Vie de Jésus ».

En 1865, l'Union s'installa, 16, rue de l'Abbaye. Elle publie le Recueil des

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chants des Unions chrétiennes. Une mention honorable lui est accordée à l'Exposition de 1867. C'est à ce moment que M. George Williams, considérant la présence d'un secrétaire général indispensable au développement de l'Union

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