‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 287 sur 326 · NIMES — SOCIÉTÉ DE PATRONAGE · texte numérisé non relu

NIMES — SOCIÉTÉ DE PATRONAGE

La Société de Patronage des jeunes apprentis garçons a été fondée en 1852 par le Consistoire de l'Église réformée de Nimes, grâce au don généreux de M. Irissac qui, en mémoire d'un nls dont la perte Lavait laissé inconsolable, avait légué au Consistoire une maison dont le revenu ou le produit de la vente devait être consacré à une œuvre utile à la classe ouvrière. La maison fut vendue, son montant consolidé en une rente de 1,250 fr. et le Consistoire résolut de fonder des bourses d'apprentissage.

Il forma un Comité de 25 membres qui élabora un règlement dont voici les

ŒUVRES SOCIALES

grandes lignes : La Société a pour but de patronner les enfants des familles protestantes de Nimes pendant la durée de leur apprentissage.

Le patronage consisté : à éclairer les parents dans le choix de l'atelier et de la profession qui conviennent le mieux aux besoins de l'enfant et qui offrent le plus de garanties sous le double rapport de la moralité et de l'utilité ; à concourir avec les parents aux dépenses ((n'entraîne l'apprentissage, et à exercer sur les apprentis toute l'influence religieuse et morale qui peut résulter d'une constante surveillance.

Les candidats au patronage doivent appartenir à une famille établie à Nimes et v résidant au moins depuis trois ans; de plus, ils doivent être âgés de quatorze ans accomplis et avoir suivi les écoles primaires. Une Commission examine les titres de chaque candidat. Sur son rapport le Comité statue, fixe la pension et désigne un membre de la Société pour surveillant à l'apprenti admis. Ce surveillant visite1 l'apprenti le plus souvent possible, se renseigne sur son travail et sa conduite et fait rapport tous les mois au Comité.

Les mesures disciplinaires sont : la suspension, la réduction ou la suppression de la bourse. Le montant d'une collecte annuelle, joint à la rente Irissac, permet de consacrer aux bourses environ 5,000 fr. par an. Le nombre des candidats évincés est faible. De la fondation de la Société au 1} I décembre 1892, on compte 914 apprentis patronnés et pensionnés.

Les dépenses de gestion sont insignifiantes : une trentaine de francs par an pour imprimés ou étrennes. Le Consistoire fournit à titre gratuit le local, l'éclairage et le chauffage.

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