‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 40 sur 326 · II. Vingt stations principales · texte numérisé non relu

II. Vingt stations principales

1. Dans l'Ouest. — Angers, chef-lieu du département de Maine-et-Loire, la citadelle du catholicisme de l'Ouest et le siège des œuvres de M gI Freppel. Le troupeau se compose pour les cinq sixièmes de convertis du catholicisme. Outre des services dans sa chapelle, l'évangéliste préside des réunions très intéressantes dans deux salles populaires. Niort (Deux-Sèvres), qui a été le point de départ de l'évangélisation du pays, entre autres de Moncoutant, où se trouve une belle Eglise. Thiat (Haute-Vienne). L'œuvre a été inaugurée par la Société évangélique de France, il y a cinquante ans. Elle a subi des persécutions sous le second empire. Un procès fameux y a été plaidé en faveur de la liberté religieuse. Aujourd'hui on y trouve environ 300 protestants sortis du catholicisme; une école de filles, un évangéliste, un temple. Rouillac (Charente), poste semblable par ses origines et son organisation à l'Eglise de Matha. f\ groupes ou annexes : un pasteur, deux temples. Beauvais, poste récemment créé, reliera Rouillac à Matha et à l'œuvre de la Charente-Inférieure. En général, l'évangélisation de cette partie du pays est en grand progrès. La population est accessible, et les œuvres de propagande protestante sont constituées sur de bonnes bases.

2. Dans le Sud. — Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne), une chapelle et un évangéliste qui se rend aussi à Carmcaux (Tarn), centre minier très important,, milieu catholique et socialiste, ouvert cependant à l'action de l'Evangile. Béziers (Hérault), ville autrefois très protestante, aujourd'hui très morte au point de

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vue religieux. Un pasteur. Millau (Aveyron), possède un pasteur et a surtout de l'importance comme centre stratégique pour l'évangélisation de la Lozère.

3. Dans les Gévennes. — Florac, Sainte-Croix-Vallée-Française, le Collet de Dèze, dans la Lozère, Saint-André-de-Valborgne, dans le Gard, oui chacun un pasteur ou évangéliste, sans compter deux aides résidant à Mazamalrie et à Saint- Jean-du-Gard. Ce rempart des huguenots, cette" terre classique des martyrs, actuellement le théâtre d'une assez grande indifférence religieuse, est un vrai pavs missionnaire. La population, souvent très disséminée dans nombre de villages et de hameaux, exige des évangélistes des courses et des visites fatigantes et lointaines. Ils y font aussi l'œuvre de colporteurs, et fréquemment doivent s'adresser à leurs auditeurs dans le patois du pays.

4. Dans le Centre-Est. Le Riou (Haute-Loire), avec chapelle et presbytère, un évangéliste, plusieurs annexes. Glermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); ville catholique, mais ouverte à l'action religieuse; chapelle et évangéliste résidant à Sainte-Florine. Roanne (Loire), cité ouvrière, toute catholique, accessible à l'Evangile. Le pasteur, outre sa chapelle, y a ouvert une salle populaire. L'œuvre, seule de son espèce dans la contrée, y progresse visiblement. Villefranche-sur-Saône (Rhône); ce poste, avec un pasteur et une salle populaire, est aussi la seule Eglise protestante de la région. Il a été fondé autrefois par l'Eglise évangélique de Lyon.

."). Dans l'Est. La Bresse (Saônc-ct-Loire) est occupée par 4 postes qui n'ont pas non plus à côté d'eux d'autres Eglises protestantes : ce sont Màcon, chef-lieu, avec un pasteur, et plusieurs annexes; Donzv-le-Hoval, avec une chapelle et un évangéliste; Sornay, avec un pasteur, un instituteur et une institutrice; Montpont, avec un évangéliste. Ces trois derniers postes ont aussi de nombreuses annexes dans le département. Ils sont le fruit des travaux de la Société évangélique de Genève; ils ont été fortement éprouvés par la persécution sous le gouvernement impérial, en même temps que les œuvres de l'Yonne et de la I laute-Yienne.

En résumé, 3 Eglises subventionnées, 20 postes ou stations avec leurs annexes, 20 pasteurs ou évangélistes. En outre la Commission entretient 3 écoles avec leur personnel, et elle emploie en hiver 4 colporteurs à Irais communs avec la Société évangélique de Genève.

Budget. — Le budget de la Commission est alimenté : 1° par une allocation <pie lui vote le Synode, sur les fonds toujours fort limités de la Caisse» centrale; 2° par une collecte qui se fait réglementairement dans chaque Église, le jour

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