‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 16 sur 155 · XX LA FAMILLE DE CYRANO · texte numérisé non relu

XX LA FAMILLE DE CYRANO

fants : une fille, Marie-Elisabeth, baptisée le 7 avril 1661 à Saint-Eustache, qui épousa un apothicaire de Pontoise, Jean Choffîer (elle trépassa à Paris, à l'âge de soixante-dix-sept ans, dans une A'isite qu'elle faisait à l'abbé de Fourcy, logé dans une maison des fossés de l'Estrapade), et deux fils : le premier, Jérôme-Dominique, sieur de Saint-Laurent, né le 23 février 1665, baptisé le 2 avril 1674, qui contracta deux mariages : l'un avec Simone Landois, dont il devint veuf en 1719, et Tautre le 24 février 1721, avec Marie Gherbois, couturière, dont il eut une fille Marie, — et le second, Paul, né le 24 août 1668, baptisé également le 2 avril 1674. Tous deux eurent pour parrains et marraines « quatre bons pauvres ».

La famille de Cyrano, éteinte au xviii* siècle, en dépit de ses armoiries (1), était-elle vraiment noble ?

La réponse est négative.

Abel de Cyrano, sieur de Mauvières, frère de Cyrano de Bergerac, ayant été mis en demeure de justifier de sa noblesse, se désista spontanément de toute prétention à cet égard et fut condamné le 23 juillet 1668, à trois cent trente livres d'amende.

Trënte-six ans plus tard, le 13 novembre 1704, Jérôme- Dominique de Cyrano, cousin d'Abel de Cyrano, ayant persisté à usurper les titres de noble et d'écuyer, fut condamné par défaut, par les commissaires du roi chargés de la recherche des inscriptions de noblesse, à trois mille livres d'amende.

(1) Elles sont indiquées dans l'ouvrage de Pailiot : La fraye et parfaite science des armoiries, augmentée par P. Pailiot. Dijon et Paris, IGCO, in-folio : azur au chevron d'or accompagne au chef de deux despouilles de lions de raesmes liées de gueules, et en pointe un lion la queue posée en sautoir aussi d'or armé et lampassé de gueules, au chef cousu du dernier. Nous les reproduisons plus loin.

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