‹ Les œuvres poétiques en patois percheron de Pierre Genty, maréchal-ferrantChapitre 16 sur 44 · Chapitre VIL — Formation des langues grecque et latine · texte numérisé non relu

Chapitre VIL — Formation des langues grecque et latine

Si le grec n'eut pas tout d'abord (chose très-peu probable) son article anté-nominal , il l'a emprunté aux langues teutoniques. — Les patois dont est sorti le latin, n'ont pas été

sans action sur le grec. Ce sont deux langues certainement parallèles ou à peu près.

Le latin a été formé par des patois que représentent aujourd'hui les langues (proprement et improprement) appelées néo-latines, mais surtout le valaque {^) et l'italien. Ces patois sont, entre autres, Tosque, Tombrien, le samnite. Aussi, lorsque Quintilien dit : « C'est en grande partie du grec que s'est formé le latin, « {Orat. Instii., cb. Y], ne faut-il admettre son opinion qu'avec quelques restrictions. Oui, le grec entra dans la composition du latin, lorsque les Romains, devenus puissants et plus éclairés, envoyèrent leurs fils étudier à Athènes; mais le latin déjà était constitué. Autrement, s'expliquerait-on l'absence de l'article anté-nominal grec dans le latin ? Comment le latin eût-il laissé de côté un objet aussi essentiel? — Le teuton dut exercer sur le latin, comme sur le grec, une influence quelconque. Ainsi, dans les mots : œm-cB-dia (réunion de le ou la, c'est-à-dire le lieu de réunion], trag-œ-dia (bouc de le ou la, c'est-à-dire le plaisir, le chant du bouc], l'article dia rappelle sensiblement l'article die germanique. On a vu d'autres exemples analogues dans la 4'e partie.

Ajoutons que l'ombrien et l'osque ont une physionomie plutôt italienne et valaque que latine. Fait digne de remarque.

(I) Le valaque, mieux étudié, jettera uoe grande clarté sur la langue latine et sur les langues dites uéo-latines. Cette langue a été trop dédaignée. — (V. Edouard Thouvenel, Hongrie et Valachie; Garonni in Dacia; Alexi, Grammatica Daco-Romana; etc.).

— (Voir Grotefend, Rudim. ling, umbricœ; Huschke, Die osk, und sab. Sprachdenkmœler ; Michelet, Hi$t. romaine, t. I"*; Quintilien, loc. ciU; Aulu-Gelle, liv. IX, cb. U, où il est parlé des irrégularités de la déclinaison latine primitive; etc.).

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